Jack Lang pas si près de Mendès France

POLITIQUE L'ancien ministre socialiste s'explique après l'intervention du petit-fils…

— 

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il avait demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions, dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche.
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il avait demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions, dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche. — Joël Saget AFP/archives

Contacté par 20Minutes.fr, Jack Lang le reconnaît implicitement: il n'a jamais été un proche de Pierre Mendès France (PMF). Mais a milité dans les mêmes partis que PMF pendant une dizaine d'années. Le député socialiste du Pas-de-Calais avait pourtant déclaré sur TF1 qu'il avait combattu pour la réforme de la Constitution «auprès de Pierre Mendès France, auprès de François Mitterrand, de Lionel Jospin». Une formulation «excessive» concernant PMF, d'après Tristan Mendès France, son petit-fils.

La réponse -détaillée- de Jack Lang est donc une plongée dans ses souvenirs d'étudiant des années 60. «Il a beaucoup compté et compte toujours beaucoup pour moi, s'est-il justifié. Je suis devenu assez vite, en 1957 ou 1958, secrétaire général des étudiants radicaux (le parti de PMF, ndr) de Meurthe et Moselle. J'ai même échangé des lettres avec lui.» Et PMF aurait répondu.

«Il m’avait dit merci»

Et l'ancien ministre de raconter qu'il organisait des débats pour la revue radicale «les Cahiers de la République» dans son département. Avant de mentionner ses rencontres avec son idole lors d'un meeting à Nancy et d'une intervention devant le congrès du parti radical, à Lyon, en 1958. «J'avais prôné la rénovation et il m'avait dit merci», se souvient Jack Lang. Lorsque PMF rejoint le PSU, Lang le suit. Et quand il le quitte, en 1968, c'est dans les pas de son mentor.

«Le seul point de désaccord entre PMF et moi, c'est l'élection du Président au suffrage universel. Il était contre, j'étais pour», relève Jack Lang. Et il ajoute qu'il avait organisé lui-même la cérémonie à l'Assemblée nationale lors du décès de Mendès France.