La France va verser 300 millions d'euros supplémentaires d'aide au Mali

AIDE Le président malien est attendu la semaine prochaine à Paris, où il rencontrera François Hollande mercredi...

20 Minutes avec AFP

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Le Président du Mali Ibrahim Boubacar Keita le 28 septembre 2015 à New York.
Le Président du Mali Ibrahim Boubacar Keita le 28 septembre 2015 à New York. — Frank Franklin II/AP/SIPA

La France va octroyer environ 300 millions d'euros supplémentaires d'aide au Mali, notamment pour le développement du nord du pays, dont le président Ibrahim Boubacar Keïta sera la semaine prochaine à Paris, a-t-on indiqué vendredi de source diplomatique française. «On va annoncer environ 300 millions d'euros jusqu'en 2017, dont une partie substantielle pour le Nord», où l'ex-rébellion à dominante touareg et les groupes armés pro-gouvernementaux viennent de sceller la paix, a déclaré cette source.

Une aide de mi 2015 à 2017

Cette somme, dont le versement va s'étaler de la mi-2015 à la fin 2017, s'ajoutera aux 300 millions d'euros de prêts et aides déjà accordés par la France lors de la conférence des donateurs pour le Mali en mai 2013 à Bruxelles. La France présentera cette nouvelle aide lors d'une conférence de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) pour la relance économique et le développement du Mali, jeudi, à Paris. L'Union européenne, principal bailleur du Mali, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) feront aussi des annonces à cette occasion.

Le président malien reçu par Hollande mercredi

Ibrahim Boubacar Keïta a été reçu à plusieurs reprises en France depuis son élection, notamment lors d'une visite officielle en octobre 2013, mais il aura droit cette fois à tous les honneurs d'une visite d'Etat. Il s'entretiendra mercredi avec le président François Hollande, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et interviendra à l'université de la Sorbonne avant un dîner d'Etat à l'Elysée.

Des accords de paix signés

La visite d'Etat du président malien «tombe à un moment important dans le règlement de la crise (malienne) avec une accélération de la mise en oeuvre des accords d'Alger depuis septembre après des débuts difficiles cet été», a souligné la source diplomatique française. L'accord de paix d'Alger a été signé au printemps par le gouvernement et les groupes rebelles touareg du Nord pour mettre fin au conflit au Mali. Mais des accrochages meurtriers ont ensuite opposé groupes armés pro-gouvernementaux (rassemblés au sein de la Plateforme) et rebelles de la Cordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Ces groupes rivaux ont finalement annoncé jeudi soir avec scellé la paix après plusieurs jours de pourparlers. Ces accords sont censés ramener la stabilité au Mali, près de trois après le début de l'intervention militaire à l'initiative de la France (janvier 2013) contre les djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays. Ces groupes ont été dispersés et en grande partis chassés depuis mais certains continuent de mener des actions isolées dans le nord (attaques, mines) et effectuent désormais une poussée vers le centre et le sud.