Marion Maréchal-Le Pen dément toute négociation avec Jean-Marie en vue des régionales

FN Elle poursuit le dialogue avec son grand-père en vue d'apaiser les tensions très vives...

20 Minutes avec AFP

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Marion-Maréchal Le Pen le 29 août 2015.
Marion-Maréchal Le Pen le 29 août 2015. — SIPA

«Mon grand-père agit dans l'impulsivité, je pense que tout le monde l'aura remarqué, c'est comme ça», admet volontiers Marion-Maréchal Le Pen. La candidat en PACA du Front national a rencontré son grand-père mardi et tente de calmer les tensions. «Il n'est pas question de chantage, ou même de négociations» avec Jean-Marie Le Pen, sur la constitution des listes pour les régionales en Paca, a corrigé jeudi Marion Maréchal-Le Pen. «Ce que j'ai dit à Jean-Marie Le Pen, et je m'en suis tenue là, il n'est pas question de chantage ou même de négociations», a ajouté la tête de liste FN en Paca, lors d'une interview à Toulon. Alors que la guerre entre Marine Le Pen et son père continue de faire rage, le fondateur du FN a décidé d'assigner en justice son ancien parti pour demander sa réintégration.

«Pas constructif de rompre le dialogue»

«Je considère que je vais peut-être défendre un certain nombre d'élus sortants en commission nationale d'investiture (CNI) mais de toute façon c'est la CNI qui tranche», a-t-elle ajouté, précisant que les listes des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes n'étaient pas encore achevées. La députée de Vaucluse doit retrouver son grand-père vendredi, en présence d'élus, pour un déjeuner au conseil régional à Marseille. Elle considère qu'il «n'est pas constructif de rompre le dialogue» avec le co-fondateur du FN, qu'elle «voit régulièrement».

Jean-Marie a adoubé sa petite-fille

La constitution des listes pour les élections régionales en Paca a généré des crispations entre des élus soutenant Jean-Marie Le Pen de longue date et la nouvelle garde de militants frontistes, encouragée par Marion Maréchal Le Pen. Certains élus et militants ont préféré ne pas renouveler leur adhésion au FN ou ont démissionné. Jean-Marie Le Pen avait menacé de présenter une liste dissidente pour le scrutin régional du 6 et 13 décembre, avant d'adouber sa petite-fille, puis de critiquer son manque d'expérience.

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Pas d'accord mais une discussion

«S'il me soutient, c'est idéal, je serais absolument ravie, mais le plus important est qu'évidemment il ne se positionne pas contre la liste du Front national», a-t-elle déclaré, ajoutant : «On ne sera vraisemblablement pas d'accord sur beaucoup de choses, mais on discute». Plusieurs fidèles de Jean-Marie Le Pen, dont des élus régionaux sortants exclus ou démissionnaires du FN, ont fait savoir qu'ils rejoindraient les listes Ligue du Sud du député-maire d'Orange, Jacques Bompard.