Silvio Berlusconi étrille Nicolas Sarkozy «jaloux, parce que j’étais riche et lui non»

POLITIQUE Le Cavaliere s’en prend à l’ancien chef de l’Etat dans « My Way », publié ce jeudi…

T.L.G.

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Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi en 2011.
Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi en 2011. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Le Cavaliere règle ses comptes avec Nicolas Sarkozy. Silvio Berlusconi se livre dans un ouvrage d’entretiens avec le journaliste britannique Alan Friedman, rapporte le Huffington Post.

« Je n’oublierai jamais ce que m’a fait Sarkozy », lance-t-il dans My Way publié ce jeudi en France (Michel Lafon). L’ancien président du Conseil italien raconte l’inimitié entre lui et l’ex chef de l’Etat français. « Il était d’une hostilité incroyable à mon égard », affirme-t-il. 20 Minutes a sélectionné trois anecdotes.

Sarkozy refuse de lui serrer la main : « Quel crétin ! Quelle arrogance ! »

Octobre 2011. Peu avant la démission de Silvio Berlusconi, l’intervention militaire en Libye a tendu les relations entre les deux hommes. Le dirigeant arrive au sommet de la zone euro avec de bonnes intentions, explique-t-il.

« Sarkozy sortait d’une des antichambres où nous étions rassemblés avant l’ouverture formelle de la réunion. Bien que nous ayons des désaccords, je m’approche de lui pour le saluer et je dis "Ciao Nicola !" de façon très amicale, comme je le suis toujours. Je lui tends la main. Il me fixe et refuse de me serrer la main. Mais ce n’est pas tout ! Il repousse brutalement mon bras […] Je me suis dit : "Quel crétin ! Quelle arrogance !" Personne ne s’est jamais comporté comme ça avec moi. Sarkozy est la seule personne qui ait jamais refusé de me serrer la main. »

Sommet du G20, le 3 novembre 2011. - Yves Herman/AP/SIPA

Pas de bise de Carla Bruni

Quand Nicolas Sarkozy se marie avec Carla Bruni, les relations se tendent davantage. La chanteuse n’apprécierait que très peu le dirigeant italien. Au printemps 2011, le sommet du G8 s’ouvre dans un restaurant de Deauville. Tous les chefs d’Etat présents reçoivent la bise et l’accolade de Carla. Tous ? « Sauf Silvio Berlusconi », écrit le journaliste.

Carla Bruni, Nicolas Sarkozy, Silvio Berlusconi, le 26 mai 2011 à Deauville. - MOUSSE-ORBAN/POOL/SIPA

Sarkozy « était jaloux, parce que j’étais riche et lui non »

« Sarkozy était d’une hostilité incroyable envers moi, et pour plusieurs raisons. L’une d’elles était qu’il était obsédé par l’argent, il enviait ceux qui étaient fortunés. Il était jaloux, parce que j’étais riche et lui non ».

En février 2008, le président et Carla Bruni se marient. Le Cavaliere se souvient, hilare, d’une rencontre avec le chef de l’Etat français peu après son union. « Après son mariage, Sarkozy me dit : " Tu vois Silvio ! Maintenant, je suis riche. Comme toi ! " », en référence à la riche famille de sa nouvelle femme.