Nicolas Sarkozy: «Je n'ai rien contre Nadine Morano, mais...»

POLEMIQUE Le président des Républicains s'est exprimé à propos de l'éviction de l'élue, après ses propos sur «la race blanche»...

Christophe Quelais

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Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 8 octobre 2015.
Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 8 octobre 2015. — AFP

« Le sujet ce n’est pas elle, c’est ce qu’elle dit. » Nicolas Sarkozy s’est expliqué sur le retrait de l’investiture de Nadine Morano en Meurthe-et-Moselle. En évoquant une « France, pays de race blanche » le 26 septembre sur France 2, l’ancienne ministre a franchi « une ligne infranchissable », a estimé le président des Républicains dans un entretien accordé au groupe Ebra (L’Est Républicain, Le Progrès, Le Dauphiné Libéré…) publié dimanche. Le maintien de Nadine Morano sur la liste des Républicains aurait « conduit à fragiliser » ses colistiers pour les régionales, a-t-il précisé.

« La seule question qui vaille porte sur les principes. La France est-elle une race ? Non. C’est un principe fondamental, car derrière la race, il y a immédiatement la pureté. C’est une ligne infranchissable », a également déclaré Nicolas Sarkozy. « Débattre pour savoir si la France est une race n’a aucun sens », a-t-il ajouté, assurant que la responsabilité des élus « est de proposer des solutions, et non de lancer sans contrôle et sur un sujet aussi sensible des phrases chocs qui sont fausses ».

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« Aux Français qui sont tentés d’approuver ce propos, je veux dire à quel point il est dangereux au regard de l’histoire d’associer notre pays a une race. Je n’ai rien contre Nadine Morano, elle fait partie de notre famille politique, mais le président de la République que j’ai été et le président des Républicains que je suis aujourd’hui ne peut pas laisser s’installer l’idée qu’il peut y avoir débat sur cette question », a poursuivi Nicolas Sarkozy.

« A partir du moment où Nadine Morano n’a pas retiré ses propos, n’a pas saisi la main tendue, et qu’en outre, elle a eu des mots inacceptables pour ses colistiers, la totalité des têtes de liste de la Région Grand Est ont considéré qu’il ne leur était plus possible de faire campagne avec elle. Fermer les yeux aurait conduit à fragiliser nos élus dans leur campagne pour les régionales », a estimé l’ex-chef de l’Etat.