Nadine Morano prévoit de monter sur scène lors du meeting de Nicolas Sarkozy en Lorraine

POLITIQUE Evincée de la liste des Républicains pour les élections régionales, l’eurodéputée ne veut pas en rester là…

20 Minutes avec AFP

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L'eurodéputée Nadine Morano pose avant de participer au JT de TF1 le 8 octobre 2015 à Boulogne-Billancourt
L'eurodéputée Nadine Morano pose avant de participer au JT de TF1 le 8 octobre 2015 à Boulogne-Billancourt — Thomas Samson AFP

C’est peut-être Jean-Marie Le Pen s’incrustant sur la scène du Front national le 1er mai qui lui a donné l’idée ? Evincée de la liste des Républicains en vue des régionales après ses propos sur « la race blanche », Nadine Morano a donné rendez-vous à Nicolas Sarkozy lors de la campagne, promettant de « monter sur scène » lors de son passage sur sa terre de Lorraine.

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« Il doit venir en Lorraine et quand il viendra en Lorraine, j’irai dans la salle et je monterai sur la scène. A un moment, je vais dire : ‘’ça suffit le lynchage médiatique, le lynchage d’un membre de sa propre famille politique’’», a-t-elle déclaré ce vendredi sur RMC.

« Grand bien lui fasse ! »

Nicolas Sarkozy avait donné jusqu’à mercredi soir à l’eurodéputée pour rédiger une lettre d’excuses afin de la maintenir sur la liste des régionales en Meurthe-et-Moselle. Nadine Morano a refusé mais elle a présenté, jeudi soir sur France 2, des « excuses aux Français » qui auraient pu être blessés par ses propos lâchés dans l’émission « On n’est pas couché » sur la même chaîne.

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« S’il fallait écouter toutes les phrases mal tournées que lui [Nicolas Sarkozy] a faites, hein, quand il a comparé les migrants à la fuite d’eau, et j’en passe et des meilleures (…) Je vous éviterai les ‘’casse-toi, pauvre con’’ et le reste parce que lui, c’est vraiment une lettre d’excuses qu’il aurait dû faire à tous les Français et venir le dire à une grande émission de télé », a accusé l’ancienne ministre.

« S’il souhaite me virer des Républicains, me virer du secrétariat de ma fédération, grand bien lui fasse ». Mais « vu le nombre de militants qui renvoient leur carte et les milliers de mails que je reçois, un trouble s’est installé », a-t-elle dit.