Cécile Duflot voit un «risque d'accident démocratique majeur»

POLITIQUE L'ancienne ministre prône une rénovation de la Ve République et un « changement des institutions » pour « enrayer la marche vers la crise »...

20 Minutes avec AFP

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Cécile Duflot à l'Elysée le 10 septembre 2015.
Cécile Duflot à l'Elysée le 10 septembre 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Pour Cécile Duflot, la France est confrontée à « un risque démocratique majeur ». La chef de file EELV, dans une interview au Journal du Dimanche, impute la montée du Front national à l’abandon des promesses faites en 2012.

L'ancienne ministre a prôné en particulier une rénovation de la Ve République et un « changement des institutions » pour « enrayer la marche vers la crise ». « Il faut rompre avec la malédiction qui veut que dans notre pays, les changements de République soient enfantés par les cahots de l’Histoire. Si nous n’agissons pas, il y a un risque d’accident démocratique majeur », a-t-elle déclaré.

«La présidentielle est un long marathon»

Cécile Duflot a d’autre part reproché aux « responsables politiques » de ne pas mettre en œuvre « leurs promesses ». « On est très loin de l’esprit de la victoire de François Hollande. On s’est habitué à des débats ouverts par le ministre de l’Économie qui sont contraires à ce que sont les valeurs et l’histoire de la gauche », a-t-elle estimé.

Une telle attitude, selon Cécile Duflot, est propice à accentuer « l’exaspération sociale ». « Quand on est dans un pays où le chômage ne cesse d’augmenter, on ne peut laisser penser que la modernité, c’est d’adouber la vision libérale de nos adversaires », a-t-elle dit. Enfin, l’ancienne ministre a évoqué l’éventualité d’une candidature à la présidentielle de 2017. « Rien n’est décidé », a-t-elle dit en ajoutant : « La présidentielle est un long marathon. Et comme on ne court pas un marathon sans faire de footing, je me prépare. »