Ukraine: Hollande et Merkel « optimistes », les élection repoussées

DIPLOMATIE Huit mois après les accords de Minsk, les chefs d’Etat ont fait un bilan de leur application...

Helene Sergent

— 

Vendredi 2 octobre, Angela Merkel, Vladimir Poutine et Petro Porochenko étaient invités à l'Elysée.
Vendredi 2 octobre, Angela Merkel, Vladimir Poutine et Petro Porochenko étaient invités à l'Elysée. — Justin Tallis/AP/SIPA

« Ce sommet était le bon format », s’est félicité François Hollande à l’issue de la conférence de presse tenue avec Angela Merkel ce vendredi à l’Elysée. Tout au long de la journée, les dirigeants Russe, Ukrainien, Allemand et Français ont tenté de faire avancer le processus de paix engagé en Ukraine depuis les accords de Minsk en février dernier.

Les élections reportées

Courcircuité par l’évolution du conflit syrien, le « Sommet Normandie » visait à évaluer les avancées réalisées jusqu’ici en Ukraine et à déterminer les étapes restantes. Les chefs d’Etat Allemand et Français ont insisté : les élections locales ukrainiennes « ne pourront pas se tenir le 18 octobre ». La situation sur place serait trop instable pour que le scrutin se déroule sereinement a précisé François Hollande.

A lire aussi >> Poutine reçu à Paris : L’Ukraine dans l’ombre du conflit syrien

Reportées, ces élections ne devraient pas se tenir en 2015 a indiqué le président Français avant de préciser que ces « élections devaient pouvoir se tenir selon la loi électorale ukrainienne ». D’autres points essentiels au processus de paix ont été abordés ce vendredi. Après le retrait des armes lourdes décidé en février lors des accords de Minsk, les quatre dirigeants sont tombés d’accord pour entamer, sur le sol ukrainien, le retrait d’armes « légères », dès samedi.

Sans obtenir de garanties précises de la partie Russe, des actions de déminage pourraient débuter pour « sécuriser les populations civiles ». Angela Merkel, interrogée sur sa présence sur la liste des favoris du prochain Nobel de la paix, s’est montrée optimiste, quelques jours après l’Assemblée Générale de l’ONU à New York qui a opposé Poutine aux Etats Unis et à la France par rapport à la Syrie : « Il y a de l’espoir, nous sommes engagés dans un processus, il aboutira ».