De Villiers reproche à Hollande de vouloir «faire de la France un grand Kosovo islamique»

POLEMIQUE Le président du Mouvement pour la France s’exprime dans un entretien accordé à « Valeurs Actuelles »…

20 Minutes avec AFP

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Philippe de Villiers lors d'une conférence à Nice, le 28 janvier 2015.
Philippe de Villiers lors d'une conférence à Nice, le 28 janvier 2015. — BEBERT BRUNO/SIPA

Dans la petite course à la polémique, Philippe de Villiers va-t-il talonner Nadine Morano, au cœur d’un scandale pour ses propos sur la « race blanche » ? Le président du Mouvement pour la France (MLP) accuse François Hollande de vouloir « faire de la France un grand Kosovo islamique ». En promotion de son livre, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, qui retrace trente ans de vie politique, Philippe de Villiers a donné une interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles à paraître ce jeudi.

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« L’islamisation de la France n’est pas un lapsus »

Interrogé sur les raisons pour lesquelles le président de la République et la gauche appellent à l’accueil « humaniste » des migrants, l’ancien candidat souverainiste à la présidentielle répond : « L’islamisation de la France, sous prétexte de multiculturalisme, n’est pas un lapsus. C’est le projet de sauvetage électoral [de François Hollande] et celui des bobos. Ils veulent faire de la France un grand Kosovo islamique, sous clé américaine. »

« Le migrant remplace le prolétaire, que les socialistes vont abandonner à la mondialisation sauvage. Le peuple migrant va devenir le nouveau peuple élu », estime Philippe de Villiers. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon en prennent également pour leur grade dans cet entretien. Ils incarnent selon lui « la politique veule, détachée du peuple réel, de la haute mémoire, de la souveraineté, de la famille ». « Leur bilan parle pour eux. C’est un désastre. Ils ont coulé le pays. Ce sont des naufrageurs en cravate. »

Il préfère Robert Ménard à Marine Le Pen

Pour l’ancien eurodéputé, la progression électorale du Front national est « la traduction politique de la souffrance identitaire. Elle est un révélateur. » Mais il préfère Robert Ménard à Marine Le Pen, car le maire de Béziers a selon lui « compris que l’inquiétude centrale est identitaire et non pas seulement économique ».

Philippe de Villiers décrit par ailleurs une France « submergée de l’extérieur, effondrée de l’intérieur », à cause notamment de la « droite et de la gauche, deux détaillants qui se fournissaient chez le même grossiste tenant boutique à Bruxelles » et à cause de différents maux : « avortement de masse, immigration de masse, transfert de la souveraineté, submersion migratoire, désintégration culturelle ». Retiré de la vie politique, il entend utiliser sa « libre » parole plutôt qu’une « parole électorale ».