VIDEO. Propos sur «la race blanche»: Morano se dit victime d'un «procès en sorcellerie»

POLEMIQUE L'eurodéputée dénonce une « instrumentalisation » de ses propos...

Helene Sergent

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La député européenne Nadine Morano à un meeting de l'UMP le 27 mai 2014 à Paris
La député européenne Nadine Morano à un meeting de l'UMP le 27 mai 2014 à Paris — Stephane de Sakutin AFP

Victime d’un « procès en sorcellerie » ? C’est l’avis de l’eurodéputée Nadine Morano après les critiques suscitées par ses propos sur « la France, pays de race blanche ». « Je ne savais pas que le mot race était interdit d’usage dans la langue française », déclare l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy (LR) dans un communiqué. Moins de deux jours après sa sortie sur le plateau de l’émission On n’est pas couché sur France 2, l’ancienne ministre Nadine Morano a tenu à justifier ses propos.

« Mes propos sont totalement instrumentalisés en créant des sous-entendus qui n’ont pas lieu d’être. Je n’accepte pas ce procès en sorcellerie, jamais je n’ai parlé d’une supériorité de race », assure-t-elle encore.

« une tempête dans un verre de liqueur »

Condamnée quasi unanimement à gauche, sa phrase assurant « Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche », a suscité l’indignation de quelques-uns de ses collègues de droite.

 

« Dans quel pays vit-on quand on ne peut plus dire que la France est un pays aux racines judéo-chrétiennes et que sa population est en majorité de couleur blanche ? », s’indigne Nadine Morano dans son communiqué, proclamant « gaulliste je suis, gaulliste je resterai ! ». Elle dénonce « une tempête dans un verre de liqueur » et réaffirme sa pensée : « Pour moi, les propos que j’ai repris du Général de Gaulle ne sont en rien dépassés, ils incarnent aujourd’hui une vision de la France avec la même réalité qu’hier ».

L’ex députée de Meurthe-et-moselle évoque une « instrumentalisation » de ses propos et renvoie François Fillon à ses propos sur les statistiques ethniques. Avant de conclure « Gaulliste je suis, gaulliste je resterai ! »

Propos exécrables

La numéro 2 des « Républicains », Nathalie Kosciusko-Morizet, a qualifié ce mardi « d’exécrables » les propos de Nadine Morano faisant référence à « la race blanche ». « Je trouve la tonalité de cette déclaration, comme d’ailleurs la référence à la race blanche, exécrable. La République française ne fonctionne pas sur les bases idéologiques de l’apartheid », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet sur Europe 1.

« Je crois avec l’unanimité d’ailleurs des scientifiques que l’Humanité ne se divise pas en races. Je le dis, je trouve ces propos exécrables », a-t-elle poursuivi.