Ni grâce, ni amnistie collective

— 

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il n'accorderait «pas d'amnistie collective» ni de «grâce collective», mais il reconnaît «l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle», dans une interview à paraître au Journal du Dimanche.

En revanche, a-t-il dit, «je reconnais l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente». Il a donné l'exemple suivant: «un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer.»

«Mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas, a-t-il insisté. La justice réclame à cor et à cri son indépendance, et la première chose qu'on me demande, c'est de gracier 3.000 personnes. Eh bien, non !»

«L'élection présidentielle ne donne pas le droit "d'effacer les ardoises". Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ? Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées?», s'est-il interrogé.

Quant au fait de savoir s'il y aurait des grâces individuelles cette année, il a répondu: «Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience.»