«La majorité pénale reste fixée à 18 ans»

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Un texte «ferme mais juste». La ministre de la Justice, Rachida Dati, est montée au créneau, jeudi, pour défendre son projet de loi de lutte contre la récidive qu’elle présente au Sénat.
 
Rachida Dati, qui faisait son baptême du feu parlementaire face aux sénateurs, a dénoncé jeudi les «outrances» dont son texte a été l'objet. «Le projet de loi n'instaure pas de peines automatiques», a déclaré la ministre, déplorant les «caricatures qui, à partir d'une vision mécanique, ont fait dire que la loi aurait pour effet d'augmenter le nombre des détenus». «Même en cas de récidive, le juge pourra prononcer une peine inférieure aux minima prévus par la loi à raison des circonstances de l'infraction, de la personnalité de l'auteur, des garanties d'insertion ou de réinsertion», a-t-elle souligné.
 
«Le principe de l'atténuation pénale est maintenu»
 
Répondant à ses détracteurs, elle a assuré que «la majorité pénale reste fixée à 18 ans», que «tous les mineurs, même ceux de plus de 16 ans, demeureront jugés par des juridictions pour mineurs» et que «le principe de l'atténuation pénale est maintenu». Ce n'est que «par exception» que «certains mineurs de plus de 16 ans condamnés trois fois pour des faits particulièrement graves encourront les mêmes peines que les majeurs», a-t-elle insisté, présentant son projet de loi comme «un signal de fermeté envoyé à des délinquants endurcis».