Bygmalion: Bastien Millot, ancien patron de la société, de nouveau mis en examen

JUSTICE Les juges d’instruction l’ont mis en examen pour complicité de financement illégal de campagne électorale et complicité d’escroquerie…

20 Minutes avec AFP

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Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, le 8 février 2012.
Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, le 8 février 2012. — BALTEL/SIPA

L’enquête sur les fausses factures à l’UMP s’accélère. L’ancien dirigeant de Bygmalion, Bastien Millot, a de nouveau été mis en examen ce mardi dans l’enquête sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a-t-on appris de source judiciaire.

Déjà mis en examen en octobre 2014 pour complicité de faux et d’usage de faux, Bastien Millot, longtemps proche de Jean-François Copé, a été mis en examen pour complicité de financement illégal de campagne électorale et complicité d’escroquerie par les juges d’instruction.

Qui est Bastien Millot, ex-patron de Bygmalion et proche de Copé ?

« Cette mise en examen n’est pas justifiée et ne correspond pas à la réalité historique des événements », a déclaré à l’AFP l’avocate de Bastien Millot, Maître Florence Rault.

Treize personnes mises en examen

Les enquêteurs soupçonnent un système de fausses factures mis en place entre une filiale de Bygmalion, Event and Cie, et l’UMP (devenu Les Républicains). Ce dispositif aurait permis de ventiler sur le budget du parti environ 18,5 millions d’euros de dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, afin d’éviter qu’elles ne dépassent le plafond autorisé de 22,5 millions d’euros et ne soient rejetées par le Conseil constitutionnel, ce qui était tout de même advenu.

Treize personnes sont mises en examen dans cette affaire. Parmi elles, outre Bastien Millot, trois anciens cadres de Bygmalion, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent. Ces derniers reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, ce que Bastien Millot a toujours contesté, bien que ses trois anciens associés le mettent en cause.

>> En images : Les hommes de l’affaire Bygmalion

 

Une affaire de favoritisme avec France Télévisions

Pour l’avocate de Bastien Millot, « la seule chose qui rattache [son] client à cette affaire, c’est qu’il était le président de Bygmalion, la maison mère ». « Mais rien ne le rattache à la campagne et au travail d’Event and Cie durant cette campagne. Il n’a jamais dirigé Event et n’en a jamais été actionnaire », a ajouté l’avocate.

Bastien Millot est mis en examen dans une autre affaire concernant des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.