Régionales: Le PS penche pour un abandon du Front républicain

ELECTIONS jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, a pointé du doigt « les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand » qui empêche désormais ce Front...

20 Minutes avec AFP
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Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, le 20 juin 2015 à Paris
Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, le 20 juin 2015 à Paris — Thomas Samson AFP

Va-t-on assister en décembre prochain à la mort programmé du Front républicain, déjà bien mal en point? En tout cas, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, a fait savoir ce lundi matin que les positions « extrémistes » sur les réfugiés de certains candidats du parti les Républicains (LR) « empêchent désormais le front républicain » pour les élections régionales. 

Le «ni-ni» a plombé «le front»

« Au soir du premier tour (6 décembre, NDLR), le total des voix de gauche sera supérieur au score de Les Républicains. La responsabilité de la gauche ne sera pas de se retirer mais d’être capable de s’unifier. De toute façon, les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain », a déclaré Cambadélis dans un entretien accordé à Libération.

Le principe du Front républicain consiste au désistement de la liste la moins bien placée en cas de menace du Front national. Il faut dire que depuis 2011, ce «front anti-FN» a du plomb dans l'aile, peu à peu remplacé par la doctrine du «ni-ni» imposée par Nicolas Sarkozy. Jusque-là, c'est la gauche, PS en tête, qui défendait cette politique.