Le sénateur Serge Dassault va réintégrer le conseil départemental de l'Essonne

POLITIQUE Un retour qui s’opère à la faveur d’une démission...

20 Minutes avec AFP

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Serge Dassault, senateur et PDG du Groupe Dassault. Portrait/MASTAR_113605/Credit:M.ASTAR/SIPA/1506291142
Serge Dassault, senateur et PDG du Groupe Dassault. Portrait/MASTAR_113605/Credit:M.ASTAR/SIPA/1506291142 — M.ASTAR/SIPA

Indéboulonnable. A 90 ans, le sénateur Serge Dassault s’apprête à retrouver un fauteuil au conseil départemental de l’Essonne à la place du conseiller LR Jean-Pierre Bechter, qui démissionne, a-t-on appris samedi par ce dernier.

Retour au bercail

L’avionneur, maire de 1995 à 2009 de Corbeil-Essonnes, avait été élu suppléant du conseiller lors des élections départementales de mars, qui ont vu l’assemblée basculer à droite.

Le poste n’est pas inconnu pour l’industriel qui a été conseiller général entre 1988 et 2004.

Jean-Pierre Bechter, devenu vice-président aux finances de la nouvelle majorité, officialisera sa démission dans une lettre envoyée au préfet «dans la semaine», a-t-il dit à l’AFP, confirmant une information du média en ligne Essonne Info.

Selon Essonne Info, Serge Dassault pourrait ainsi «être installé dès la prochaine séance de l’Assemblée départementale, le 28 septembre prochain».

Mises en examen

Interrogé sur les raisons de sa démission, Jean-Pierre Bechter, bras droit et successeur de Serge Dassault à Corbeil, a répondu avoir «trop de travail» pour s’exprimer. Il a dit vouloir se concentrer sur ses mandats de maire et de président de l’agglomération.

L’industriel Serge Dassault, maire de 1995 à 2009 de Corbeil-Essonnes, a été mis en examen en avril 2014 pour avoir consacré sept millions d’euros afin d’obtenir des suffrages dans son fief. Il a reconnu avoir fait des dons à des habitants mais a réfuté que le geste ait eu un lien avec les élections.

Jean-Pierre Bechter est aussi mis en examen dans ce dossier instruit par les juges du pôle financier de Paris.