Revivez la conférence de presse de François Hollande

A REVIVRE La crise des réfugiés en Europe, l’intervention contre Daesh en Syrie et la baisse des impôts étaient au menu de ce rendez-vous semestriel…

L.C.

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François Hollande lors de la conférence de presse semestrielle du 7 septembre 2015, à l'Elysée.
François Hollande lors de la conférence de presse semestrielle du 7 septembre 2015, à l'Elysée. — Francois Mori/AP/SIPA

François Hollande s’est exprimé ce lundi depuis l’Elysée pour la sixième grande conférence de presse de son mandat, devant plus de 200 journalistes, avant de répondre aux questions de la presse. Lors de ce rendez-vous semestriel, le président s'est prononcé sur la question de l’intervention militaire française contre Daesh en Syrie. Au menu également, l’accueil des réfugiés, des détails très attendus sur les baisses fiscales prévues en 2016 et la Cop 21.

Voici l’essentiel des annonces de François Hollande :

 

À lire aussi :

>> Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi.

14h : Pour le patron des sénateurs PS, « les actions menées par François Hollande au nom de la France (…) font l’honneur de notre pays »

Didier Guillaume a jugé que ces actions menées « pour préserver le climat, combattre le terrorisme et aider les peuples opprimés font l’honneur de notre pays », martelant que le chef de l’Etat, « élu pour 5 ans », « servira notre pays jusqu’au bout pour le rendre plus fort et plus juste ».

13h45 : « Le président ne s’est engagé sur rien de concret », juge Pierre Laurent

Pour le secrétaire national du PCF, « les déclarations du président de la République sur la crise des réfugiés sont extrêmement décevantes, très loin des exigences citoyennes de solidarité qui se sont exprimées ces derniers jours en France et en Europe. » Il souligne que le chiffre de 24.000 réfugiés accueillis par la France n’est « pas du tout à la hauteur et loin des capacités d’accueil de la France », et ajoute qu’aucun engagement « concret », « aucun moyen d’État national pour aider à cet accueil » n’a été avancé.

13h30: Jean-Michel Baylet salue pour sa part le «discours de vérité salutaire» du chef de l'Etat

Le président du Parti Radical de Gauche a jugé dans un communiqué François Hollande «ferme, réaliste mais sachant faire preuve d'humanité sur les questions internationales notamment la crise des migrants, réformiste sur les enjeux nationaux comme la réforme du Code du travail».

13h20: Pour Nicolas Dupont-Aignan, «Hollande persiste à prendre les Français pour des imbéciles»

Le président de Debout la France a jugé que dans «ce contexte d'absence de contrôles aux frontières, un système de quotas est incohérent et irresponsable puisque les migrants peuvent ensuite circuler librement dans toute l'Europe». Il rappelle ensuite qu'une «majorité de Français se dit opposée à l'accueil des migrants et souhaite le retour des frontières nationales» et «appelle les parlementaires courageux et les Français qui veulent s'opposer à cette politique folle à signer la pétition que nous avons lancée (...) pour forcer le gouvernement à consulter le peuple sur l'instauration de contrôles aux frontières».

13h15 : Pour Hervé Morin, les survols de la Syrie sont « un leurre »

Dans un communiqué, l’ex-ministre de la Défense Hervé Morin (UDI) a jugé que « les survols éventuellement accompagnés de frappes aériennes » sur la Syrie « ne changeront rien », taclant les propositions de François Hollande qui sont « un leurre », selon lui. « La seule solution consiste à mettre la communauté Internationale face à ses responsabilités en réunissant d’urgence le Conseil de Sécurité des Nations Unies », ajoute l’ancien ministre, soulignant la nécessité « que tous les pays en capacité de le faire puissent participer à l’éventuel accueil de réfugiés » et de « construire une réponse politique, diplomatique et militaire ».

13h12: Le FN critique aussi la #confPR sur Twitter

La présidente du FN, Marine Le Pen, mais aussi Florian Philippot, vice-président du parti, ont commenté les annonces de François Hollande concernant l'accueil de migrants

13h10: Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon critique sans détour la conférence de presse qui vient de s'achever

12h58 : C’est fini, rendez-vous dans six mois pour la prochaine conférence de presse

Le président a mis un terme à la séance de questions de la presse, avec humour. Il a donné rendez-vous aux journalistes dans six mois pour une conférence lors de laquelle ils pourront poser des questions, dont certaines pourront ressembler à celles posées ce lundi.

12h52 : François Hollande ne ferme pas la porte du gouvernement au nez des Verts

Le gouvernement est-il encore ouvert aux écologistes? «Oui», répond sans hésiter François Hollande.

12h50 : Le président espère faire adopter des réformes institutionnelles

François Hollande indique que ces réformes, parmi lesquelles celle sur les langues régionales, nécessitent une majorité large. Concernant la réforme du mode de scrutin, le président exclut la proportionnelle.

12h48 : François Hollande est-il prêt à accueillir des réfugiés dans sa résidence secondaire?

A cette question posée par un journaliste évoquant l’exemple du Premier ministre finlandais, François Hollande répond qu’il n’a pas de résidence secondaire actuellement disponible. « Ce qu’on attend du chef de l’Etat, du gouvernement, ce n’est pas de prendre des initiatives personnelles mais de les fédérer », poursuit-il.

12h45 : 1,5 milliard d’euros de plus pour les collectivités locales

Le président annonce que les collectivités locales seront dotées de 1,5 milliard d’euros supplémentaires pour investir notamment dans la transition énergétique.

12h42 : Le sourire de Manuel Valls

Le Premier ministre réprime avec peine un sourire, en écoutant François Hollande répondre à un journaliste l’interrogeant sur les éventuels regrets de son mandat. « Quand on me pose plusieurs questions sur le même sujet, je n’y réponds plus », a rétorqué le chef de l’Etat, avant d’ajouter : « Je ne vais pas me regarder, me comparer ». « Il y a beaucoup de livres que vous écrivez, que je ne lis pas », a-t-il lancé aux journalistes politiques.

« La cohérence, on la verra à la fin [du mandat] ».

 

12h40 : Hollande n’est « pas favorable » à l’élargissement de la redevance audiovisuelle aux objets connectés

François Hollande s’est dit « pas favorable » à une redevance audiovisuelle « élargie aux objets connectés » en précisant que sur cette taxe, « les arbitrages viendront à la fin du mois ». « Il faut des financements » pour le service public audiovisuel « mais la redevance télévisée ne peut pas être la variable d’ajustement. Il faut maîtriser l’appel à la contribution ».

« C’est de la nécessité de financer le service public mais pas d’en appeler à la redevance de manière exagérée que nous aurons à fixer nos décisions », a-t-il indiqué.

12h35: François Hollande met en garde la gauche : «La dispersion, c'est la disparition»

Le chef de l'Etat met en garde la gauche française. «Mon camp, c'est la France», assène-t-il.

12h30: Un projet de loi pour lutter contre la discrimination

Le président annonce un projet de loi «pour la lutte contre les discriminations et plus largement pour l'égalité». L'objectif : améliorer «tout ce qui peut permettre aux citoyens de mieux vivre ensemble», notamment dans le domaine des transports, du sport et du travail.

Concernant les contrôles au faciès, François Hollande explique que la «déontologie» a été préférée aux récépissés.

12h28: François Hollande reste flou sur la présidentielle de 2017

Le chef de l'Etat reste vague conçernant ses intentions de se présenter à nouveau à l'élection présidentielle. Il se permet toutefois d'égratigner Nicolas Sarkozy, affirmant qu'être président «n'est pas une obsession même si d'autres exemples vous conduisent peut être à le faire penser», devant les sourires des ministres.

Balayant une question sur une éventuelle primaire à gauche, le président affirme : «que ce n'est pas ma préoccupation aujourd'hui».

12h23: Comme Obama, François Hollande dans une future émission de télé-réalité?

En réponse à une question d'une journaliste qui lui demande si, comme Barack Obama, il pourrait participer à une émission de télé-réalité pour doper sa popularité, le président choisit l'humour. 

12h19 : Pas de remise en question des 35 heures

« La durée légale du travail ne changera pas », assène François Hollande au sujet des 35 heures.

12h15: «Faire le meilleur choix pour les régions»

Au sujet des élections régionales, François Hollande demande aux Français de prendre «la meilleure décision pour leurs régions», et pas sur lui-même.

12h05: La baisse des impôts sera financée par des économies

Revenant sur la baisse des impôts prévue en 2016, le président affirme qu'elle sera financée «par des économies».

Quant à la suppression de la TVA sociale de Nicolas Sarkozy, François Hollande affirme : «c'était l'engagement que j'avais pris pendant la campagne. La TVA, ce n'est pas juste».

 

12h03: Des problème de «clarté» dans sa communication présidentielle

François Hollande reconnait des soucis de «clarté». Il dit regretter notamment de ne pas avoir assez insisté sur la gravité de la situation économique de la France en 2012.

 

12h00 : Quand Les Républicains « trollent » la conférence du président

En lançant les mots-clés #GrHollande et #MoiJe sur Twitter, le parti d’opposition a décidé de « troller » l’intervention de François Hollande.

Quant au chef de l'Etat, il ne s'est pas privé d'envoyer quelques piques à peine masquées à Nicolas Sarkozy.

11h58: «Un peu plus de 1% de croissance cette année, 1,5% en 2016»

Le président revient aux questions de politique intérieure et d'économie. François Hollande annonce que la croissance devrait atteindre un peu plus de 1% en 2015 puis 1,5% en 2016.

«La croissance, elle reprend, pas suffisamment, mais nous aurons sûrement un peu plus de 1% de croissance cette année», a déclaré le chef de l'Etat. «Ce n'est pas encore suffisant pour faire baisser le chômage cette année», a-t-il admis. Concernant l'emploi, «les Français attendent des résultats, pas des excuses», a déclaré le président.

11h56 : François Hollande propose une réunion avec l’Allemagne et la Russie sur la crise ukrainienne

Le président souhaite organiser une réunion avec l’Allemagne et la Russie avant l’Assemblée générale de l’ONU.

11h53 : « Il y a des risques d’échecs » de la Cop 21

Le thème de l’environnement est abordé par une journaliste. François Hollande répond en insistant sur la question cruciale du financement, sur laquelle la France va mener l'offensive. L'objectif est de 100 milliards d'euros en 2020.

« Il y a des risques d’échecs » , reconnait-il au sujet de la conférence mondiale sur le climat prévue à la fin de l'année à Paris.

11h49: « La France souhaite que le Royaume-Uni reste dans l’UE »

Interrogé sur un éventuel «Brexit», François Hollande a exprimé sa volonté de voir le Royaume-Uni rester dans l’Union européenne. Concernant le dialogue avec David Cameron, premier ministre britannique «on peut discuter sur ce que doit faire l'Europe, ce qu'elle ne doit pas faire. On peut également souhaiter que des pays soient dans la zone euro et que d'autres n'y soient pas», a epxliqué le chef de l'Etat. «En revanche, si la discussion porte sur les principes de l'Union européenne».

11h45 : Les vols de reconnaissance permettront de repérer les centres de décision de Daesh

L’opération de lutte contre Daesh en Syrie s’annonce délicate : il ne faut pas favoriser les positions de l’armée de Bachar al-Assad. Il s’agira de repérer où sont les centres de décision et de renseignements des combattants de Daesh en Syrie, a précisé François Hollande.

11h43 : « Bachar al-Assad doit partir »

François Hollande juge que « le départ de Bachar al-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition » en Syrie. « A terme, [le président syrien] doit partir ».

 

 

« Rien ne doit être fait qui puisse consolider ou maintenir Bachar al-Assad. Le départ de Bachar al-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition, et c’est ce que nous devons faire pour qu’il puisse y avoir le rassemblement des Syriens sur une base démocratique, pour trouver un avenir à ce pays martyr », a affirmé le chef de l’Etat.

11h40 : Le président insiste sur la nécessité d’une politique globale pour éviter l'explosion de Schengen

Sans politique globale, le mécanisme obligatoire et permanent de répartition des réfugiés « explosera » et «ce sera la fin de Schengen», prédit François Hollande. Le président explique pourquoi il n'emploie pas leterme de « quotas ». Le président va se rendre au Liban «pour voir où sont les réfugiés et rencontrer l'ensemble des autorités politiques».

11h35 : La France table sur 60.000 demandes d’asile en 2015

Selon les estimations dévoilées par le chef de l’Etat, la France devrait enregistrer 60.000 demandes d’asile pour l’année 2015, un chiffre « stable ».

Le parallèle établi par le président entre la chute du mur de Berlin et la crise actuelle des migrants ne convainc pas tous les journalistes.

 

11h28 : Des centres d'enregistrement pour les réfugiés 

Le président détaille les mesures proposées par la France et l’Allemagne pour faire face à la crise des migrants en Europe. Il y aura des centres d'enregistrement où les migrants pourront s’inscrire et être identifiés. Ceux qui relèvent du droit d’asile seront répartis entre les pays de l’Union européenne, les autres seront raccompagnés dans leur pays d'origine, affirme le chef de l’Etat.

 

 

11h24 : Pas d’intervention armée au sol en Syrie contre Daesh

La séance des questions-réponses a débuté. Interrogé sur la lutte contre Daesh en Syrie, François Hollande a exclu toute intervention militaire au sol. Il juge « inconséquent et irréaliste » d'envoyer des troupes françaises sur le terrain.

 

 

«Face au terrorisme la France a toujours pris ses responsabilités», a déclaré François Hollande, rappelant notamment les interventions au Mali et dans le Sahel.

11h20: La réforme du code du travail se poursuivra

Le président souhaite une loi pour «rendre lisible» le code du travail. «Nous donnerons toute la place nécessaire à la négociation collective et aux accords d'entreprise pour permettre justement qu'il y ait une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises», a -t-il déclaré.

 

11h17 : Huit millions de foyers concernés par la baisse des impôts 

Place à la politique intérieure. François Hollande confirme qu'en 2016, deux milliards d’euros vont être consacrés à la baisse des impôts. Huit millions de foyers seront concernés.

 

11h15 : Des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie pour lutter contre Daesh

Le président annonce que l’armée française va mener dès demain des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie pour permettre des frappes contre Daesh. 

 

11h12 : La France va accueillir 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années

 

Le ministre de l’Intérieur va réunir dès samedi les maires des villes concernées par l’accueil de 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années, annonce François Hollande.

 

La crise des réfugiés est «dramatique, elle est grave», mais «elle peut être maîtrisée et elle le sera», a-t-il affirmé, en soulignant que «la France est disposée à prendre sa part. La Commission européenne va proposer de répartir 120.000 réfugiés sur les deux prochaines années, ce qui représentera pour la France 24.000 personnes. Nous le ferons».

 

Le président propose l'organisation d'une conférence internationale sur la crise des réfugiés, qui pourrait avoir lieu à Paris.

 

11h09 : « La France a un devoir d’humanité face à la crise des réfugiés »

Rapidement, François Hollande aborde le sujet brûlant de cette rentrée : la crise des réfugiés en Europe. Le président évoque « l’émotion et la compassion » suscitée par les images d’Aylan, « enfant-martyr », symbole des 3.000 personnes mortes en Méditerranée depuis le début de l’année.

« Il nous revient, il me revient de répondre à l’urgence de cette crise et de faire des choix ».

11:03 : François Hollande ouvre sa conférence en parlant de l’attaque du Thalys

Le président a débuté son discours en rappelant l’attaque survenue dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris. Il a ensuite enchaîné sur la question brûlante de la crise des réfugiés.

11h01: François Hollande est arrivé

La conférence de presse débute.

10h55 : Le gouvernement est presque au complet

Les ministres et secrétaires d’Etat ont à leur tour pris place dans la salle des fêtes du palais de l’Elysée. Le ministre de l’Economie manque à l’appel. Emmanuel Macron est en déplacement en Israël pour un forum économique.

 

10h50 : François Hollande a du pain sur la planche pour redorer son image

La rentrée s’annonce morose pour le chef de l’Etat dont la cote de popularité n’a jamais été aussi basse. En septembre, les Français créditent le président de 25 % d’opinions positives.

10h30: Deux cents journalistes attendus

La presse arrive, rapporte notre journaliste sur place Thibaut Le Gal. Selon l'Elysée, plus de 200 journalistes, dont 63 de médias étrangers, de 14 nationalités seront présents. 

 

 

10h00: Tout est prêt à l'Elysée pour la conférence de presse

Pupitre, micro, drapeau : tout est en place au palais présidentiel à une heure du début de la sixième conférence de presse semestrielles de François Hollande.