Municipales partielles: Le bastion socialiste de Clichy bascule

POLITIQUE La liste de Rémi Muzeau, suppléant de Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, l'emporte avec 57,82% des voix...

M.C. avec AFP

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Le candidat du parti Les Républicains Rémi Muzeau (c) en compagnie de Patrick Devedjian (d) après sa victoire à l'élection municipale partielle à Clichy-La-Garenne, le 21 juin 2015
Le candidat du parti Les Républicains Rémi Muzeau (c) en compagnie de Patrick Devedjian (d) après sa victoire à l'élection municipale partielle à Clichy-La-Garenne, le 21 juin 2015 — THOMAS OLIVA AFP

La droite conforte sa suprématie dans les Hauts-de-Seine. Dimanche, lors du second tour d'élections municipales partielles, le département a vu disparaître son dernier bastion socialiste, Clichy-la-Garenne.

Pour la ville, c'est la fin des décennies de socialisme: la liste de Rémi Muzeau (Les Républicains-UDI-MoDem), suppléant de Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, remporte une victoire éclatante en raflant 57,82% des voix, loin devant le socialiste Julien Perez (42,18%), ex-directeur de cabinet du maire sortant Gilles Catoire, qui dirigeait la ville depuis 1985 et avait décidé de ne pas se représenter après l'annulation du scrutin de 2014.

«Une très large majorité des Clichois a accordé sa confiance à la liste Oxygène. Je les remercie du fond du coeur», a réagi le futur maire clichois sur Twitter.

Après avoir fait chuter Gilles Catoire aux départementales de mars, Rémi Muzeau a certainement profité d'un désir de changement et de l'absence dans ce scrutin de Didier Schuller, vieux routard de la politique locale, qui rêvait de conquérir Clichy après sa traversée du désert et sa condamnation dans une affaire de financement illégal de son activité politique. Ce dernier, candidat avec une étiquette UDI en 2014, avait ajouté les mentions UMP et MoDem sur ses affiches et bulletins «privant potentiellement de voix la liste UMP-Modem de Rémi Muzeau», avait estimé le Conseil d'Etat pour justifier l'annulation du scrutin.

Asnières reste à droite

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008 mais repris en 2014 par l'UMP Manuel Aeschlimann, ce dernier, à la tête d'une liste LR-UDI, l'emporte à nouveau avec une marge confortable (56,1% des voix). Au terme d'une campagne agitée, il a battu son meilleur ennemi, le socialiste Sébastien Pietrasanta (43,9%), maire de 2008 à 2014. Au second tour, les taux de participation n'ont été que de 43,45% à Clichy et 45,84% à Asnières.

Ce nouveau rendez-vous en forme de duels entre le PS et Les Républicains conforte la position de l'ex-UMP en vue des régionales de décembre. «Deux nouvelles & très belles victoires républicaines dans les Hauts-de-Seine. Plus de maire socialiste dans le département #desirdalternance», a tweeté dans la soirée Valérie Pécresse, tête de liste des Républicains aux régionales en Ile-de-France.

«Une nouvelle fois l'incompétence des socialistes est sanctionnée. L'alternance est en marche», a renchéri le député LR Eric Ciotti sur le réseau social.

Par ailleurs, en grande couronne parisienne, à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), l'ex-maire PS Monique Delessart a conservé son siège à l'issue du second tour, recueillant 36,76% des voix, devant son ex-adjoint Cédric Pommot (27,86%), les listes UDI-LR (21,27%) et le Front national (14,12%). Le taux de participation s'est élevé à 36,32%. Le précédent scrutin avait été annulé à la suite d'irrégularités invoquées par M. Pommot sur ses propres bulletins.