Les cinq temps forts de l’université d’été du PS

PS L'université d'été du Parti socialiste s'est achevé ce dimanche avec le discours combatif du Premier ministre...

Oihana Gabriel avec AFP

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Manuel Valls lors de son discours dimanche 30 août, pour la fin de l'université d'été du PS.
Manuel Valls lors de son discours dimanche 30 août, pour la fin de l'université d'été du PS. — AFP

Polémique avant le début de l’université d’été. Jeudi matin, la radio France Bleu La Rochelle affirme que dix salariés roumains étaient employés pour la mise en place du mobilier et le nettoyage lors de ces universités d'été. Vérification faite, le PS exige que le prestataire mette fin dans la matinée au contrat avec ce sous-traitant. Tentant ainsi d’éteindre la polémique sur l'emploi de travailleurs détachés pour l'organisation de l'université d'été du PS. «Plutôt que d'exploiter des salariés roumains et de mettre en oeuvre lui-même la directive européenne sur les salariés détachés et la concurrence libre et non faussée entre les travailleurs, nous conseillons (au PS) de compter sur ses forces militantes pour organiser son université d'été», ironisait le Parti de Gauche dans un communiqué.

Le débat sur les 35 heures. Même absent, il attire l’attention. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie non convié aux universités d’été, a pourtant fait parler de lui pendant ce week-end à La Rochelle. Invité à l’université d’été du Medef jeudi, le ministre a tapé fort. « La gauche n’est pas exempte de critiques », a-t-il admis. Elle est notamment coupable d’avoir pu croire, que « la politique se faisait contre les entreprises » et que « la France pourrait aller mieux en travaillant moins », faisant une référence explicite aux 35 heures. De quoi mettre le feu dès le premier jour des universités d’été du PS.

Passe d’armes entre Verts et socialistes. D’un côté, un parti Vert en pleine crise avec le départ la semaine dernière de deux barons, Rugy et Placé. De l’autre, un PS qui s’attend à une (nouvelle) déculottée aux régionales de décembre et appelle donc au rassemblement dès le premier tour. Mais le rendez-vous entre EELV et le PS à La Rochelle a été manqué. Lors d’un débat sur le  bilan de l'accord PS-EELV, le dialogue a rapidement tourné à l’affrontement. Accusation de «renoncements » pour EELV, refus d’entrer  dans une conception »léniniste« de l'exercice du pouvoir et faire abstraction du réel répond le PS par le voix de Jean-Marie Le Guen. Bilan de cette invitation : la députée verte Eva Sas, très remontée, affirme qu'elle ne souhaite pas d'accord électoral entre les Verts et le PS pour les prochaines législatives. Et de conclure : «Tout ce qu'on a montré aujourd'hui ce sont nos divergences ».


La vraie-fausse gifle de Valls. C’est un tweet qui a mis le feu aux esprits. Selon le secrétaire national du Parti de gauche Alexis Corbière, le Premier ministre aurait perdu son sang froid samedi et giflé un jeune militant socialiste.

La raison ? Lors d’un diner samedi soir assez houleux, réunissant militants et membre du gouvernement, des jeunes encartés au MJS (Mouvement des jeunes socialistes) auraient hué et insulté le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Et crié des «Macron démission, Taubira Premier ministre». Mais la rumeur vite répandue dans La Rochelle allait plus loin que la réalité. En effet, selon un militant témoin de la scène, interviewé par Buzzfeed : «J’ai vu Valls s’asseoir à côté de ce militant et lui tapoter la joue. Tout ça était très rapide, c’était tendu oui, mais Valls n’a giflé personne».

Les annonces de Valls. Le Premier ministre a clot ces universités d'été... en sueur. Dans un discours combatif, Manuel Valls a voulu remobiliser et n'a pas hésité à mouiller la chemise. Sur la durée du travail, le débat est clos a martelé le Premier ministre. Mais son ambition reste intacte de «revoir en profondeur la manière même de concevoir notre réglementation» en matière de droit du travail, ce qui a entraîné quelques huées. Un pas de plus vers une réforme des règles du droit du travail français. Un sujet qui divise au PS… et qui devrait être précisé dès septembre avec le rapport de Denis Combrexelle sur dialogue social. Autre dossier de la rentrée : le premier ministre Manuel Valls a annoncé dimanche le dépôt d'un «projet de loi pour l'égalité et contre les discriminations».