Pour Marine Le Pen, l'immigration est «hors de contrôle» en France

FN La présidente du parti d’extrême droite a parlé samedi de « déferlante migratoire »...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen le 30 juin 2015 à Arras
Marine Le Pen le 30 juin 2015 à Arras — DENIS CHARLET AFP

Ce samedi, la population de Brachay (Haute-Marne) a été multipliée par dix lors du discours de rentrée de Marine Le Pen. Devant 600 à 700 partisans, réunis dans ce village d’une soixantaine d’habitants qui lui a offert son plus haut score au premier tour de la présidentielle 2012 (72 %), la présidente du FN est revenue aux fondamentaux du parti d’extrême droite en fustigeant la « déferlante migratoire » qui s’abat selon elle sur l’Europe.

« Tout a été fait sous Sarkozy et Hollande pour que cette vague grossisse »

« Ils ne vous le disent pas et pourtant la situation de l’immigration est aujourd’hui en France totalement hors de contrôle. L’immigration était déjà gigantesque sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (…), tout a été fait sous Nicolas Sarkozy et François Hollande pour que cette vague grossisse, prenne du corps et aujourd’hui déferle à pleine vitesse sur notre pays », d’après elle.

A quelques mois des régionales, la tête de liste FN dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie n’a pas caché ses ambitions. « Dès décembre prochain, nous pouvons préparer l’avenir et montrer la voie, transformer les élections régionales en aurore du renouveau national. Après, il restera 16 mois avant la mère de toutes les élections pour que le peuple français redevienne maître chez lui, le seul et véritable acteur de son destin », a jugé Mme Le Pen.

Elle a décrit une France qui manque d'« un vrai président ou d’une vraie présidente », dénonçant les « promesses électorales puis la lâcheté sans limite une fois au pouvoir » des socialistes et des Républicains.

« Président fainéant »

« La situation de la France sous la présidence Hollande ce n’est plus la simple dégradation : c’est la déchéance complète. Ce n’est plus la France des oubliés, la France elle-même est oubliée » a lancé la dirigeante d’extrême droite, dépeignant François Hollande en « président fainéant » sous les acclamations de ses soutiens.

La patronne du FN s’est notamment attardée sur la crise agricole, avec les « agriculteurs asphyxiés, une concurrence étrangère féroce, des prix qui ne permettent plus de vivre, des travailleurs détachés venant de l’Est » mais aussi une critique contre la politique de sanctions envers la Russie.