Mélenchon juge Hollande «capable de dissoudre l'Assemblée au lendemain des régionales»

POLITIQUE Le fondateur du Parti de gauche a assuré au « Parisien » que « l’union de l’opposition de gauche va s’accélérer »…

F.R.

— 

Jean-Luc Mélenchon, le 23 août 2015, à Paris.
Jean-Luc Mélenchon, le 23 août 2015, à Paris. — AFP

Alors que le Remue-méninges, l’université d’été du Parti de gauche se tient ce week-end à Toulouse, ce sont les secousses au sein d’Europe Ecologie – Les Verts et du Parti socialiste qui agitent la verve acide de Jean-Luc Mélenchon. Dans une interview accordée au Parisien Aujourd’hui en France, l’eurodéputé a commenté les départs successifs de François de Rugy et Jean-Vincent Placé du parti écologiste : « On ne peut pas leur faire le reproche de la clarté. Ils se sentent bien avec la politique libérale du PS et vivent très mal la constitution progressive d’une opposition de gauche unie », a-t-il déclaré, convaincu que « l’union de l’opposition à gauche va s’accélérer ».

« Les frondeurs sont désespérants »

Une « coalition (…) en train de se constituer » et dans laquelle il aimerait voir les frondeurs du PS qu’il juge « désespérants ». « Jusqu’à présent, ils bavardent, mais n’agissent pas. Ils donnent même au PS l’apparence d’une nouvelle jeunesse, sans frais. », estime le fondateur du Parti de gauche aux yeux de qui « aujourd’hui, le PS tient sur un point d’équilibre gros comme une tête d’épingle, incarné par Cambadélis qui tente la synthèse entre frondeurs et aile droite. »

Université d'été du PS: Quel bilan pour les frondeurs?

Mélenchon, qui avance que le départ de François Rebsamen du ministère du Travail est « le signe d’un début de débandade au PS », réserve ses flèches les plus mordantes à François Hollande, qualifié de « manœuvrier redoutable ». « La manœuvre, c’est tout ce qui lui reste. Je le crois d’ailleurs capable, au lendemain des régionales, de dissoudre l’Assemblée nationale et de détruire son propre parti et ses alliés juste pour se refaire une santé dans une cohabitation ! »