Crise au FN: «Jean-Marie Le Pen nous emmerde», dit Collard

CLASH Mais il estime que le patriarche est « quand même une figure »...

20 Minutes avec AFP

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Le député FN Gilbert Collard lors du débat sur la reconnaissance de l'Etat palestinien le 28 novembre 2014 à l'Assemblée nationale à Paris
Le député FN Gilbert Collard lors du débat sur la reconnaissance de l'Etat palestinien le 28 novembre 2014 à l'Assemblée nationale à Paris — Patrick Kovarik AFP

Jean-Marie Le Pen « nous emmerde », a reconnu jeudi Gilbert Collard, député RBM (Rassemblement Bleu Marine) du Gard, soulignant que « c’est quand même une figure ».

« Oui il nous emmerde bien sûr, oui, oui », a déclaré Gilbert Collard sur France 2, alors que Jean-Marie Le Pen est convoqué jeudi après-midi devant le bureau exécutif du FN, réuni en formation disciplinaire. « Il y a la personnalité de Jean-Marie Le Pen », a-t-il souligné. « Au milieu de ce plat de nouilles des gens qui nous gouvernent, c’est quand même une figure ».

« C’est un jusqu’au-boutiste »

Gilbert Collard a indiqué que s’il avait siégé au bureau exécutif, il aurait « pris une mesure intermédiaire » dès lors que Jean-Marie Le Pen aurait « fait un pas vers le regret ». « S’il maintient ses propos il doit être sanctionné pour les propos qu’il a tenus, un point c’est tout », a-t-il dit.

« Je pense que tout est possible venant de lui parce que c’est un jusqu’au-boutiste et c’est l’aspect qui personnellement me plaît chez lui (…), mais là il est en train de faire du mal au pays qu’il aime », a poursuivi Collard, pour qui le Front national est le seul « à pouvoir apporter des solutions aux problèmes qui étranglent la France aujourd’hui ».

« Jean-Marie Le Pen n’a peur de rien »

Selon Gilbert Collard, « le problème », c’est que « Jean-Marie Le Pen n’a peur de rien, Marine Le Pen n’a peur de rien ». « Il faudra cependant qu’un jour on arrive à tourner la page », a-t-il ajouté, se disant convaincu que Jean-Marie Le Pen voterait pour sa fille à la présidentielle de 2017.

Interrogé sur son adhésion au FN, le député RBM a indiqué qu’il « ne demande pas mieux » que de prendre sa carte, mais que c’est Marine le Pen qui lui demande de ne pas la prendre « pour rester secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine ». « Ma femme a pris sa carte au FN », a-t-il précisé.