Ambition, vie privée, image... Jean-Vincent Placé se confie

INTERVIEW Le président du groupe EELV au Sénat a accordé un entretien au magazine people « Closer », où il dit « [s] a vérité sur [s] on parcours » et s’estime victime d’un « délit de faciès »….

B.D.

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Le sénateur et chef de file d’Europe-Écologie-Les-Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, à Paris, le 13 avril 2015.
Le sénateur et chef de file d’Europe-Écologie-Les-Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, à Paris, le 13 avril 2015. — AFP PHOTO / JOEL SAGET

Il souhaitait dire « [s] a vérité sur [s] on parcours ». Le sénateur d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Jean-Vincent Placé se confie ce vendredi dans une interview au magazine people Closer. Trois mois après la sortie de son livre Pourquoi pas moi ! (éd. Plon), il se défend d’être arriviste -même s’il convient de son ambition-, et se dit victime d’un « délit de faciès ».

Souvent taxé d’arrivisme, Jean-Vincent Placé nie vouloir à tout prix faire partie du gouvernement et préfère qu’on le qualifie d’ambitieux : « J’ai toujours assumé d’être ambitieux. La plupart des responsables politiques, qui travaillent 60 à 70 heures par semaine, le sont ! Je ne vois pas pourquoi moi je serais arriviste quand les autres seraient ambitieux. »

« Délit de faciès »

Quant à sa volonté d’entrer au gouvernement, il martèle : « Ce n’est pas ça ! Je veux simplement être dans l’action. » « J’ai envie de me lever le matin, d’apprendre et de réaliser des choses. J’ai beaucoup consacré de temps à ma vie politique. J’ai vécu des ruptures à cause de cela, des moments difficiles », souligne-t-il par ailleurs.

Le président du groupe EELV au Sénat juge que ce deux poids deux mesures s’explique par « un délit de faciès à [s] on égard ». Il souligne qu’il « n’est pas normal » que Nicolas Canteloup l’imite avec un accent asiatique, et « scandaleux » que le député Alain Marleix l’affuble du sobriquet de « Coréen national ». « Les gens proches de l’extrême droite disent : "Ceux qui s’intègrent et parlent français sont les bienvenus." La preuve que non ! Il faut apparemment être blanc depuis mille ans et venir du Cantal pour trouver grâce aux yeux de ce Monsieur. »

« Au tout début, j’ai dû mal communiquer »

Selon lui, ce « problème d’image politique » est également dû à ses difficultés à renvoyer une image positive au premier abord. « Au tout début, j’ai dû mal communiquer. On me dit souvent : "En général, les politiques sont détestables en privé et essaient de donner une bonne image. Alors que toi, c’est l’inverse." Quand les gens me voient, on me trouve sympa mais, à la télé, on a une impression atroce ! », confie-t-il.

Pour l’anecdote, l’élu de l’Essonne passe rapidement sur son histoire avec Cécile Duflot, « une très belle relation », indiquant qu’il n’a « pas l’intention d’ajouter un mot sur ce passage » qu’il a « réécrit plusieurs fois ». « J’avoue que ces cinq lignes ont dû me prendre deux heures… », indique-t-il. Quelques lignes plus loin, interrogé sur la « peopolisation des politiques », il souligne qu’à ses yeux, « la vie publique doit être absolument transparente. Sur la vie personnelle en revanche, chacun doit trouver son équilibre. »