Immigration: « La réponse est européenne », répond Manuel Valls à Marine Le Pen

POLITIQUE Le Premier ministre a voulu répondre aux critiques de la présidente du Front national…

A.Ch. avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls à l'Elysée, le 22 juillet 2015
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Elysée, le 22 juillet 2015 — Alain Jocard POOL

«La réponse est européenne, la solution est d'abord dans ces pays» : le Premier ministre Manuel Valls a répondu ce mercredi aux propos tenus par la président du Front national, Marine Le Pen, sur RTL le matin même. Marine Le Pen avait déclaré que « La classe politique française passe sa vie à essayer d'aller chercher des responsabilités ailleurs, alors que c'est eux les responsables de la situation » en matière d’immigration.

« Il faut une organisation de nos frontières »

Manuel Valls a répondu que «La différence entre Marine Le Pen et moi, c'est que je gouverne. Il vaut mieux qu'elle ne gouverne pas. Le projet qu'elle a pour la France est profondément anti-national», a répondu le Premier ministre. En matière d'immigration «il faut des règles: ceux qui sont en situation irrégulière doivent être reconduits à la frontière. Les migrants qui sont là sont très nombreux. Ces derniers mois, le chiffre publié sur les morts est terrible», a-t-il ajouté. «La solution est d'abord en Afrique avec la résolution des conflits (...) Elle est d'abord européenne. Il faut une organisation de nos frontières. C'est vrai à Vintimille avec l'Italie. C'est vrai avec la Grande-Bretagne».

Migrants: Que veut (et peut) faire la France?

Interrogée sur la mise à disposition de migrants de logements d'urgence supplémentaires à Paris, Marine Le Pen a lancé ce mercredi matin : «Quelle honte !» «Il y a des centaines de milliers de Français qui attendent un logement d'urgence, qui attendent un logement social». Manuel Valls a tempéré : les centres d'accueils des migrants, qu'ils soient gérés par des collectivités ou des associations «ce ne peut pas être une solution durable», a estimé le Premier ministre. «Ce n'est pas une bonne chose pour ceux qui s'y trouvent mais nous ne pouvons pas accueillir plus que ce qui est possible. Donc il y aura des reconduites à la frontière», a-t-il répété.