Jean-Marie Le Pen sera convoqué le 20 août devant le bureau exécutif du FN

POLITIQUE Le jour de la Saint-Jean-Marie, déplore Jean-Marie Le Pen...

A.Ch. avec AFP

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Jean-Marie Le Pen le 17 janvier 2015 à Aubigny
Jean-Marie Le Pen le 17 janvier 2015 à Aubigny — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Jean-Marie Le Pen est convoqué le 20 août devant le bureau exécutif du Front national «statuant en formation disciplinaire», selon une lettre signée par la présidente du parti Marine Le Pen et datée de mardi. Cette lettre, dont l'AFP a eu une copie, détaille les différents points reprochés au fondateur du FN, notamment les propos qu'il a tenus sur les chambres à gaz et le maréchal Pétain.

Dans un communiqué à l'AFP, Jean-Marie Le Pen affirme que «le procédé est abject et tout à fait indigne d'un candidat à la présidence de la République». «Au moment de partir pour une cure de repos et le jour de la Saint-Jean-Marie, Marine Le Pen, la présidente du Front national, me cite, par huissier, le 20 août, en plein milieu du mois de vacances des Français, à comparaître devant son bureau exécutif en formation disciplinaire», affirme Jean-Marie Le Pen dans son communiqué, auquel il a joint la lettre de Marine Le Pen.

Quinze griefs de Marine contre son père

Le Front national a confirmé à l'AFP que cette lettre avait été envoyée par Marine Le Pen à l'ancien président du parti. «Déjà trois fois condamnée par la justice, Mme Le Pen s'entête et compte, a-t-elle dit, m'exclure du mouvement dont je suis le fondateur et le président d'honneur», poursuit Jean-Marie Le Pen, ajoutant: «les griefs exposés appartiennent tous à ma liberté d'expression d'homme politique et de parlementaire, dans une polémique dont je n'ai pas pris l'initiative».

Marine Le Pen expose quinze griefs dans sa convocation, portant notamment, outre les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz et Pétain, sur d'autres déclarations sur elle-même, sur les homosexuels ou encore sur Florian Philippot, numéro deux du parti. Le 29 juillet, la justice avait donné raison pour la troisième fois à Jean-Marie Le Pen dans le conflit qui l'oppose à sa fille, en confirmant la suspension du congrès postal censé supprimer son statut de président d'honneur.