Crise des éleveurs: Fillon adresse à Hollande une lettre cosignée par 178 élus

AGRICULTURE Des personnalités de droite et du centre ont signé le texte appelant le Président à «ne pas rester sourd à la détresse» des exploitants agricoles...  

20 Minutes avec AFP

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François Fillon lors d'un meeting du parti Les Republicains à Londres (Grande-Bretagne), le 17 juin 2015.
François Fillon lors d'un meeting du parti Les Republicains à Londres (Grande-Bretagne), le 17 juin 2015. — SIPA

La récolte de signatures a été fructueuse. Mardi, quelque 178 parlementaires de droite et du centre (dont Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Eric Woerth, Valérie Pécresse, François Sauvadet…) ont cosigné une lettre adressée par François Fillon à François Hollande. Une missive dans laquelle il est demandé au chef de l’Etat de « ne pas rester sourd à la détresse » de l’agriculture française, a fait savoir mardi l’entourage de l’ancien Premier ministre.

Crise des éleveurs: Le gouvernement passe à l'action

« L’avenir de l’agriculture française se joue aujourd’hui dans bon nombre de nos territoires ruraux », écrivent François Fillon, Bernard Accoyer, l’ex-président de l’Assemblée nationale, et les députées de l’Orne et du Doubs Véronique Louwagie et Annie Genevard.

« La situation de nos agriculteurs n’a jamais été aussi alarmante dans quasiment toutes les filières et notamment celles de l’élevage. Il en va de la survie d’un pan essentiel de notre économie » poursuivent-ils, s’inquiétant de « la forte baisse des prix agricoles à la production » et de « la faiblesse des trésoreries ».

Un appel à ne pas respecter les accords conclus entre les acteurs des filières agroalimentaires»

Les corédacteurs ajoutent que « Chacun des acteurs des filières agroalimentaires doit prendre ses responsabilités, industriels et distributeurs » et que « tous les leviers d’action doivent être activés pour permettre aux agriculteurs de passer cette période de crise. En particulier, le non-respect d’accords conclus entre les acteurs de filières agroalimentaires (…). Et toutes les clauses de renégociations doivent être activées pour une meilleure répartition de la valeur au sein des filières.»

Les deux sujets à traiter en priorité, selon les cosignataires qui demandent un débat sur le sujet avant la fin de la session parlementaire, sont « la répartition de la valeur ajoutée au sein des filières et l’empilement des normes ».

Si François Fillon se « réjouit de la large mobilisation », il déplore qu’il ait « fallu une fois de plus que les agriculteurs descendent dans la rue et menacent de bloquer le pays pour que l’exécutif sorte de sa surdité ».