Et maintenant au PS?

C.F. avec AFP

— 

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a promis lundi "une très grande vigilance" des socialistes sur la "TVA sociale" qui a été, à ses yeux, l'un des principaux facteurs dans les résultats des législatives du second tour dimanche.
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a promis lundi "une très grande vigilance" des socialistes sur la "TVA sociale" qui a été, à ses yeux, l'un des principaux facteurs dans les résultats des législatives du second tour dimanche. — Martin Bureau AFP

Le PS, qui a obtenu 210 sièges à l’Assemblée l’issue du second tour dimanche soir, «respire». Mais pour combien de temps ? Le sursaut de l’entre-deux tours, lié en partie à la polémique sur la «TVA sociale», a-t-il éloigné le spectre d'une crise violente? L’annonce surprise de la séparation entre Ségolène Royal et François Hollande dimanche soir relance en tout cas la polémique sur le leadership du parti.

Changement ou pas de calendrier

La candidate socialiste officialise son intention de briguer le poste de Premier secrétaire dans un livre à paraître mercredi («Les coulisses d’une défaite», ed. L’Archipel). Interrogé lundi matin, le désormais ex-compagne de Ségolène Royal, François Hollande, a pourtant assuré que leur séparation n'avait «pas de conséquences politiques» puisqu'elle n'avait «pas de cause politique».

Les principaux responsables socialistes se sont eux-mêmes refusés à commenter une affaire «privée». La donne politique interne risque pourtant d’être affectée. François Hollande, qui a confirmé dimanche soir qu'il comptait rester à la tête du parti jusqu'en 2008, voit déjà son leadership contesté.

L'un des chefs de file de la rénovation au PS, le député Gaëtan Gorce, a en effet réclamé son départ dimanche soir. Selon lui, «la logique politique comme le simple bon sens exigent qu'après ce second échec en cinq ans, notre Premier secrétaire se retire et que s'ouvre une nouvelle phase».

Sa voix apparaissait cependant isolée. Très en pointe depuis le 6 mai pour impulser de profonds changements internes, le député Manuel Valls a seulement rappelé l'«immense exigence de renouvellement» imposée par le résultat.

Question calendrier, par contre, les opinions divergent. Alors que le numéro 1 socialiste a parlé de «calendrier maîtrisé», estimant que les échéances «doivent être respectées» - le Congrès est prévu à l’automne 2008 -, Claude Bartolone, «lieutenant» de Laurent Fabius, a affirmé qu’il faudrait «fixer un calendrier pour montrer qu'on veut bouger tout de suite et aller au fond des débats».

«Rien ne sera plus jamais comme avant»


Quant à Arnaud Montebourg, proche de Ségolène Royal, il a estimé que l'éventualité de la tenue d'un Congrès dès 2007 «n'était pas le sujet fondamental». Tout en reconnaissant que le Parti socialiste devait «tourner la page d'un certain passé» et que «rien ne sera plus jamais comme avant».

Débat : A votre avis, que peut faire le PS ? Qui doit remplacer François Hollande ?