14-Juillet : Hollande promet un discours « simple et sobre »

INTERVENTION Le président de la République devrait insister sur l'international pour faire oublier ses échecs en politique intérieure...

V.P. avec AFP

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Le président François Hollande lors de sa conférence de presse sur la Grèce le 13 juillet 2015 à Bruxelles
Le président François Hollande lors de sa conférence de presse sur la Grèce le 13 juillet 2015 à Bruxelles — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AFP

L’exercice rituel post-défilé du 14-Juillet de l’intervention télévisuelle du chef de l’Etat risque de s’avérer compliqué cette année. François Hollande est au plus bas dans les sondages et aucune embellie sur le front du chômage n’est en vue. Il a ainsi décidé de mettre au cœur de son discours les crises internationales et les problématiques liées à la sécurité intérieure.

Comme l’an dernier, le président répondra en direct sur France 2 et TF1, de 13h15 à 14h, aux questions des journalistes David Pujadas et Claire Chazal dans le salon des Portraits de l’Elysée. « Simplicité et sobriété » seront de rigueur, selon l’un de ses conseillers. « La situation n’est pas la même qu’en 2012. Sur le plan économique, ce n’est pas la même tension qu’il y a trois ans. Maintenant c’est plus tendu sur les questions sociétales, sécuritaires. On a des doutes sur son proche et son voisin », soulignait récemment le chef de l’Etat en privé.

« Un président de combat »

Après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l’Hyper cacher de Vincennes, moins de trois semaines après les attaques djihadistes du 26 juin marquées par la décapitation d’un chef d’entreprise à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et la mort de 38 touristes sur une plage tunisienne, les Français attendent « un président de combat qui lutte contre les dangers qui nous guettent », explique-t-on à l’Elysée. Alors que les crises en Syrie, en Irak et en Libye ne connaissent pas de répit, entraînant un afflux de migrants sans précédent sur les côtes européennes, « il faut rassurer, dire ce que l’on fait », confiait le président.

François Hollande pourra tout de même se prévaloir de son rôle décisif dans la crise grecque, pour laquelle un accord a été trouvé ce lundi matin. Et les regards sont tournés vers Vienne, en Autriche, où les négociations autour du nucléaire iranien sont censées trouver une issue positive ce lundi soir.

« Ce qu’il reste à faire »

A 22 mois de la fin de son mandat, le chef de l’Etat devrait en tout cas dégainer ses dernières cartouches pour tenter de remonter la pente. Les grands textes du quinquennat, comme la loi Macron, la réforme territoriale ou celle instaurant le tiers payant généralisé, ont achevé ou sont en passe de terminer leur parcours parlementaire. Le président devrait donc s’attacher à cadrer « ce qu’il reste à faire », en particulier à travers le budget 2016, dernier budget en année pleine de son mandat, qui doit être présenté à la rentrée au Parlement pour être voté en décembre.

Enfin, il devrait délivrer un message de « rassemblement » contre le vote extrême, face à la menace du Front national et à six mois des régionales qui s’annoncent particulièrement difficiles pour le PS.