Emmanuel Macron compare le Front National à Syriza

POLITIQUE Présent à Marseille, le ministre de l’économie a  estimé que le Front national était une forme de Syriza à la française, d'extrême droite…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron était à Marseille ce lundi 6 juillet.
Emmanuel Macron était à Marseille ce lundi 6 juillet. — AFP

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a estimé lundi à Marseille que le Front national était «une forme de Syriza à la française, d'extrême droite», évoquant une «coagulation des contraires» entre extrême droite et extrême gauche.

Le FN « n’est que le visage du populisme »

«Le Front national n'est que le visage d'un populisme», a déclaré Emmanuel Macron, interrogé sur la montée du FN en région Paca lors d'une rencontre organisée dans les locaux du quotidien régional La Provence à l'occasion d'une visite à Marseille.

«Il est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême droite. Mais, d'ailleurs, vous voyez cette coagulation des contraires se faire: qui adore Syriza chez nous? Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Avec qui s'allie Alexis Tsipras en Grèce? Avec son extrême droite souverainiste», a-t-il ajouté, selon une vidéo mise en ligne par La Provence.

Une incapacité des partis démocratiques à apporter une réponse crédible

«Ces populismes sont le même symptôme d'un même mal, qui est l'incapacité des partis démocratiques à apporter une réponse crédible, visible, forte. Et donc notre première responsabilité, ça n'est pas stigmatiser les électeurs, c'est de leur apporter des réponses fortes, visibles, concrètes, de leur expliquer ce que l'on fait, de leur donner du sens, d'assumer nos choix dans toutes leurs dimensions», a encore poursuivi le ministre de l'Économie.

« Moi je crois à l'économie du réel, moi je crois que redonner des droits, des opportunités, remettre le pied à l'étrier des plus jeunes --quand bien même ils sont Blacks, Blancs, Beurs,, a ajouté Emmanuel Macron. […]«Si on s'intéresse qu'aux petits Blancs, on aura beaucoup de mal à financer nos retraites, sauf à bosser jusqu'à 80 ans, ça Mme Le Pen ne l'explique jamais.»