Sarkozy est «sourd» et «aveugle» aux critiques de son camp

POLITIQUE Le président du parti Les Républicains s'est exprimé à la Fête de la violette, ce samedi

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, lors de son discours à la fête de la violette, le 4 juillet 2015, à La Ferte-Imbault (Loir-et-Cher).
Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, lors de son discours à la fête de la violette, le 4 juillet 2015, à La Ferte-Imbault (Loir-et-Cher). — AFP

« Quand je n’entends pas, c’est que je fais semblant d’être sourd. Quand je ne vois pas, c’est que je fais semblant d’être aveugle. Mais ça n’aura qu’un temps… » Ce samedi, Nicolas Sarkozy a profité de son discours à la Fête de la violette pour faire passer un message à ses détracteurs issus de son propre camp. L'assistance était toute acquise à sa cause puisque ce rendez-vous, organisé depuis trois ans à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher) est à l'initiative de la Droite forte, un courant de l'ex-UMP clairement pro-sarkozyste.

Le président du parti Les Républicains n’a pas économisé ses mots pour dissuader quiconque de s’opposer à son ambition pour la présidentielle de 2017 : « qu’il n’y ait qu’un seul candidat au nom de la droite républicaine et du centre. Pas deux. ».

Le temps d’ici à cette échéance « va être beaucoup plus difficile que vous l’imaginez, parce que les forces alliées contre nous vont se coaliser », a lancé le président de l’ex-UMP au cours d’un discours de plus de quarante minutes, à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher), devant 3.500 personnes – selon les organisateurs. « La seule chance de l’alternance, c’est nous, nous les Républicains et nos alliés de l’UDI », a déclaré l’ex-chef de l’Etat en martelant l’importance du rassemblement et de l’unité : « Il va falloir se serrer les coudes, être forts, courageux, il va falloir être totalement déterminés. »

Alexis Tsipras sera «obligé de partir» si le oui l'emporte au référendum

S’il y en a un auquel Nicolas Sarkozy n’a pas lancé de fleurs en cette Fête de la violette, c’est François Hollande. « Les Français ont vu ce qu’il en était du président normal. On savait bien que ce ne serait pas terrible mais je dois dire qu’on a été surpris malgré tout », a-t-il taclé.

Le chef du parti Les Républicains a évoqué la crise grecque en reprochant à l’actuel chef de l’Etat français et au gouvernement de n’avoir « ni plan A, ni plan B » sur cette question. « Monsieur Hollande dit qu’il faut chercher des compromis. Certes, mais pas avec n’importe qui et pas n’importe quel compromis », a-t-il insisté.

En poursuivant sur le même sujet, Nicolas Sarkozy a affirmé que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras sera « obligé de partir » si le « oui » s’impose au référendum de dimanche. Et si les Grecs plébiscitent le non, Sarkozy redoute que Tsipras revienne « négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui d’avant le référendum. (…) Voilà pourquoi je dis qu’aujourd’hui, la question est moins de savoir comment protéger la Grèce que comment on protège les 18 autres pays de la zone euro. »