Alain Juppé dit vouloir «supprimer l'ISF»

POLITIQUE Objectif du candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017: «Inciter l’argent à rester en France et à s’investir dans les entreprises françaises»...

B.D. avec AFP

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Alain Juppé au Congrès de Républicains LE 30 MAI 2015
Alain Juppé au Congrès de Républicains LE 30 MAI 2015 — WITT/SIPA

Alain Juppé a affirmé ce mercredi sur BFMTV et RMC qu’il fallait « supprimer » l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), « qui dissuade évidemment ceux qui ont de l’argent d’investir ».

Le maire de Bordeaux a critiqué « le millefeuille fiscal extraordinaire » en France. Les dividendes, en incluant les cotisations sociales, sont taxés « à plus de 60 %, les plus-value idem (…) et, cerise sur le gâteau, (il y a) l’ISF, qui dissuade évidemment ceux qui ont de l’argent d’investir ».

« Inciter l’argent à rester en France »

« J’ai bien réfléchi (…) Je l’ai supprimé en 1986 et j’ai commis l’erreur de l’alourdir en 1995 » après que la gauche l’eut rétabli. « Aujourd’hui, je pense qu’il faut le supprimer » pour « inciter l’argent à rester en France et à s’investir dans les entreprises françaises », a déclaré le candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017.

Alain Juppé a prôné des « réformes structurelles » pour « retrouver le chemin de la croissance », en donnant « de l’air, de l’oxygène » aux entreprises. Il faut « leur donner la possibilité de négocier le temps de travail dans l’entreprise (…), agir sur le code du travail », et « décaler l’âge de la retraite jusqu’à 65 ans ».