Mort de Charles Pasqua: Ses sept meilleures phrases

RETRO Les «punchlines» de l’emblématique ex-ministre de l’Intérieur, mort lundi à 88 ans…

Anne-Laëtitia Béraud

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Charles Pasqua aux obsèques de Robert Pandraud, le 23 février 2010, à Paris.
Charles Pasqua aux obsèques de Robert Pandraud, le 23 février 2010, à Paris. — SIPA

La figure atypique de la droite Charles Pasqua est mort lundi à l’âge de 88 ans. Avec son accent provençal, l’ancien ministre et sénateur des Hauts-de-Seine était coutumier de formules choc. 20 Minutes a demandé aux internautes les meilleures punchlines de Charles Pasqua. Voici leur sélection:

« Terroriser les terroristes », rappelle Zack Codja Suru. Charles Pasqua lance cette phrase en 1986, alors que plusieurs attentats terroristes attribués au Hezbollah ensanglantent Paris. La même année, une loi Pasqua sur le terrorisme est votée au Parlement. L’année suivante, le cerveau des attaques, Fouad Ali Saleh, est arrêté après une opération pilotée par la DST.

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« Toutes les femmes qui veulent avoir l’investiture doivent être baisables », a repéré Manuela. La formule, exhumée par Le Point en 1999, est lancée par Charles Pasqua à Philippe Séguin alors que le RPR étudie les investitures pour les élections régionales de 1998. Philippe Séguin se demande « ce qu’on va faire des gonzesses » ; « Il n’y a qu’à proposer une chose simple : toutes les femmes qui veulent avoir l’investiture doivent être baisables ».

« C’est une pantalonnade », se souviennent les internautes Catherine et Paul. Charles Pasqua explique sa formule sur A2 le 8 mars 1988 après l’assassinat du docteur Lafay. « Lorsque je parlais de pantalonnade, je portais un jugement sur le comportement de trois élus séparatistes, qui à l’assemblée de Corse, au moment où j’entrais dans la salle, s’étaient mis des menottes en carton et des baillons. Je regrette que ces menottes n’aient été qu’en carton. Le moment viendra où je l’espère elles seront réellement adaptées à la situation ».

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« La démocratie s’arrête là où commence la raison d’état ». Relevée par Bernadette, cette phrase est prononcée le février 1987 sur TF1, quand le ministre de l’Intérieur justifie le recours au secret-défense.

20 Minutes a déniché quelques autres formules :

« Je sais seulement un certain nombre de choses… Mais je ne révélerai rien. » Charles Pasqua affirmait à la fin des années 2000 savoir pas mal de secrets d’Etat, sans pour autant les exposer sur la place publique, au motif que c’est à l’Etat de s’amender. Poursuivi dans plusieurs affaires judiciaires, il maniait régulièrement la menace, comme pour cette interview à Snatch en 2010.

« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les écoutent », a plusieurs fois expliqué Charles Pasqua, reprenant une formule d’Henri Queille, président du Conseil sous la IVe République.

« Michèle Alliot-Marie, elle ne fait rien, mais elle le fait avec ténacité ». La pique assassine, relevée par Jacques Santamaria et Patrice Duhamel dans Les Flingueurs, lui a valu d’être nommé parmi les prétendants au Prix de l’humour politique en 2013.