Les politiques soutiennent les chauffeurs de taxis

REACTIONS A la suite de nombreuses actions coup de poing des chauffeurs de taxis, les politiques ont réagi en leur faveur...

Claire Chédeville

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« a ne peut pas être la loi de la jungle », déclare Claude Bartolone.
« a ne peut pas être la loi de la jungle », déclare Claude Bartolone. — Bob Edme/AP/SIPA

Ce jeudi, les taxis en guerre contre les VTC et plus particulièrement Uberpop, manifestent pour montrer leur mécontentement aux quatre coins de la France. A Paris, ils ont procédé à plusieurs opérations « escargot » : blocage routier du périphérique extérieur, des aéroports mais aussi de la place de la Porte-Maillot. Les affrontements entre les taxis et les VTC ont été particulièrement violents tout au long de la journée (vitres brisées, pneus en feu, chauffeurs agressés…). Malgré les dérapages, les politiques ont estimé que la colère des taxis était totalement légitime.

« On peut mettre fin à Uberpop »

Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale qui souhaite l’interdiction du service Uberpop s’est exprimé ce matin sur RMC et BFMTV, « ça ne peut pas être la loi de la jungle ! » Face à la grève et aux nombreuses manifestations à Paris, il s’est senti particulièrement concerné, « on ne peut pas dire aux gens qui ont payé 200.000 euros une licence de taxi qu’ils vont être concurrencés par des VTC qui ne payent rien », a dénoncé le candidat PS pour les régionales en Ile de France. Son collègue socialiste, Thomas Thévenoud, député et auteur de la loi qui encadre les VTC a expliqué ce matin sur France Info, qu’un article de ce texte permet de mettre fin à Uberpop. « L’article 12 dans la loi qui porte mon nom, interdit explicitement Uberpop », « Il faut que le gouvernement l’applique, il a en a les moyens juridiques », ajoute-t-il. La loi Thévenoud, votée en octobre 2014 condamne les conducteurs qui ne sont pas enregistrés comme chauffeur de taxi ou VTC. Ils encourent jusqu’à un an de prison, 15.000 euros d’amende, la suspension du permis et la confiscation du véhicule.

« Le gouvernement a une lourde responsabilité »

A droite, les réactions sont également en faveur des taxis. Les politiques condamnent les violences envers les chauffeurs Uberpop. Même s’ils admettent « comprendre leur colère ». Lydia Guirous, la porte parole du parti Les Républicains a déclaré sur iTélé, « C’est une concurrence déloyale ! Les chauffeurs Uberpop ne sont pas professionnels. » Dans un communiqué Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, souligne « un laxisme incompréhensible face à la multinationale Uberpop ». Il appelle à « rétablir l’ordre en appliquant sans délai ni restriction la loi qui interdit les activités de taxi clandestin. » La présidente du Front National, Marine Le Pen a quant à elle déclaré sur France 2 « Je trouve que le gouvernement a une lourde responsabilité car il laisse depuis des mois pourrir la situation. » Elle a ajouté que « n’importe quel professionnel dans n’importe quel secteur qui subirait ce que subissent les chauffeurs serait probablement amené à cette extrémité. » Seul François Fillon a déploré cette situation.