Si Marine Le Pen accède à l'Elysée, Louis Aliot ne «collectera pas les pièces jaunes»

POLITIQUE Le compagnon de la présidente du FN a déjà imaginé son rôle de «Premier homme de France» au cas où...

Vincent Vantighem

— 

Louis Alliot, interrogé par les étudiants de Sciences Po TV.
Louis Alliot, interrogé par les étudiants de Sciences Po TV. — SCIENCES PO TV

La situation ne s’est jamais produite. Mais Louis Aliot l’a déjà imaginée. Si Marine Le Pen devenait, un jour, présidente de la République française – une première pour la France – son compagnon a déjà réfléchi au rôle qui pourrait être le sien, au titre de « Premier homme de France ».

Ce que les nouveaux statuts vont changer au Front national

Interrogé par des étudiants de Sciences Po dans le cadre de l’émission « Le tac au tac », le Conseiller régional du Languedoc-Roussillon assure qu’il ne « collectera pas les pièces jaunes », à l’instar de Bernardette Chirac.

Une mission pour réhabiliter la mémoire des harkis

« Je m’imagine plus avec une mission pour réhabiliter la mémoire, et on pourrait dire la dignité des harkis notamment et de ceux qui ont été totalement méprisés, abandonnés par la République, qui pour beaucoup ont payé de leurs vies et qui, aujourd’hui, ne sont toujours pas reconnus dans ce qu’ils ont vécu… »

« Le jour où elle entre à l’Elysée, j’arrête tout »

Ce n’est pas la première fois que celui qui est aussi député européen confie ses intentions en cas de succès électoral de sa bien-aimée. Dans le livre Hommes de… de la journaliste Bérangère Bonte, Louis Aliot avait déjà confié qu’il arrêterait la politique active, comme le fait remarquer Le Scan du Figaro.

« Le jour où elle entre à l’Elysée, j’arrête tout, lâchait-il. Pour le respect des institutions, je pense qu’il ne peut y avoir qu’un centre de pouvoir, et que ce centre ne doit surtout pas subir d’influence privée. Ce serait une gêne pour elle, on tenterait de me piéger pour la mettre en difficulté. La seule solution, c’est que je m’efface complètement… »

Au risque de devoir supporter l’absence de l’autre. « On ne va pas assez souvent au cinéma, regrette-t-il dans la vidéo postée par les étudiants de Sciences Po. Mais on a quand même le temps de s’occuper des jardins. » De quoi lui donner des idées pour la suite. A l’Elysée, les jardins ont été conçus, sous le Comte d’Evreux, comme un ensemble « très discipliné, très travaillé et très symétrique ». Ca devrait lui plaire…