VIDEO. #DirectPolitique: Installer des migrants en zone rurale, «du carburant pour le FN», dénonce Eric Ciotti

POLITIQUE Le député des Alpes-Maritimes (Les Républicains) était l'invité de Linternaute.com, Ouest-France et «20 Minutes» ce mardi...

Mathieu Bruckmüller

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Eric Ciotti, député Les Républicain le 23 juin 2015
Eric Ciotti, député Les Républicain le 23 juin 2015 — Capture d'écran/20Minutes

Eric Ciotti voit rouge. Invité de #DirectPolitique, l’émission politique de 20 Minutes, Linternaute.com et Ouest-France ce mardi matin, le député Les Républicains a vu « du carburant pour le FN » dans la proposition du sénateur Jean-Pierre Raffarin d’installer des familles de migrants dans des zones rurales désertées afin de « sauver des territoires ».

« Il y a, dans la France rurale notamment mais dans notre pays tout entier, une inquiétude sur l’avenir de notre nation », a estimé le président du conseil général des Alpes-Maritimes. Amener ces familles dans des villages, « je trouve la démarche presque choquante ».

« Une erreur même une faute ».

Et d’ajouter : « Que l’Etat organise de façon coercitive, volontaire, un peu forcée des migrations vers des villages, ça me choque tout autant que la proposition du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, visant à "installer des mosquées dans des églises désaffectées ». « Ces deux propositions constituent du carburant pour le Front national », selon cet agitateur d’idées qui qualifie cette suggestion de l’ex-Premier ministre « d’erreur, je dirais même une faute ».

Le Monsieur sécurité du principal parti d’opposition en a profité aussi pour défendre la sortie de Nicolas Sarkozy qui avait comparé jeudi dernier l’afflux de migrants en Europe à une grosse fuite d’eau. « Il a utilisé une image qui est assez précise et qui résume bien la situation à laquelle nous sommes confrontés… Ce qu’il faut, c’est arrêter ces flux, sur le continent africain, dès les côtes », plaide Eric Ciotti.

Par ailleurs, il s’en est pris à la proposition de l’organisme France stratégie de plafonner à 70 ans l’âge d’un candidat à une élection, censée encourager l’engagement des jeunes dans la vie publique.

A ses yeux, il s’agit d’une « régression intellectuelle d’une rare indigence… Demain, on va aller vers un élu type, qui devra répondre à tel ou tel critère sur l’âge, le sexe, la religion ? ». « S’il considère que quelqu’un est trop vieux, [l’électeur] n’a qu’à pas voter pour lui ! », lâche Eric Ciotti.

Retrouvez l’intégralité de l’émission dans la vidéo ci-dessous.