Au Maroc, Nicolas Sarkozy vante le roi Mohammed VI tout en critiquant Schengen

POLITIQUE Il est reçu comme un chef d'Etat par les autorités marocaines...

V.V. avec AFP
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Casablanca (Maroc), le 21 juin 2015. Nicolas Sarkozy prononce un discours lors d'une réunion publique au Maroc.
Casablanca (Maroc), le 21 juin 2015. Nicolas Sarkozy prononce un discours lors d'une réunion publique au Maroc. — FADEL SENNA / AFP

C’est un « ami personnel » de l’ancien chef de l’Etat. Autant dire que Nicolas Sarkozy n’allait pas se lancer dans une longue diatribe contre Mohammed VI, l’actuel roi du Maroc. En visite à Casablanca dimanche soir, Nicolas Sarkozy a profité d’une réunion publique devant 400 personnes pour vanter la gestion du pays par le roi Mohammed VI, estimant que le Maroc était « un maillon fort » du Maghreb.

Avant d’être reçu, ce lundi, comme un chef d’Etat par trois ministres régaliens avant une audience devant le roi lui-même, l’ancien chef de l’Etat a donné le ton devant ses militants réunis à la tombée de la nuit à Casablanca.

« Il y a un roi qui tient la barre »

« J’avais indiqué au roi que, pour moi, (…) il ne pouvait être question de commencer ma visite du Maghreb pour Les Républicains sans débuter par le Maroc », a déclaré Nicolas Sarkozy, en ouverture d’une réunion de la section locale de son parti à Casablanca, la capitale économique marocaine.

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« Depuis 1999, il y a un roi qui tient la barre. (…) Depuis 1999, quel pays arabe a fait un tel chemin vers la modernité ? », s’est interrogé NIcolas Sarkozy. « Vous vivez dans un pays stable, et quand il y a eu toute la période des Printemps dits arabes, beaucoup d’observateurs ont vu le Maroc comme un maillon faible, mais il a été un maillon fort », a encore déclaré l’ancien Président à son auditoire.

« Il faut un Schengen 2 »

Lors de la séance de questions-réponses, l’ex chef de l’Etat ne s’est pas attardé sur la récente controverse en France liée à ses propos sur la migration. Jeudi, il avait provoqué l’ire de la gauche en comparant l’afflux de migrants en Europe à une grosse fuite d’eau.

Sarkozy compare la situation des migrants à une fuite d’eau

« D’abord, le fait que ça soit des migrants ne change rien au fait que ce sont des êtres humains », a fait valoir d’emblée Nicolas Sarkozy, interrogé sur cette thématique. Il a alors réitéré sa volonté d’en finir avec Schengen. « Il faut un ‘’Schengen 2’’ dans lequel ne rentreront que les pays ayant adopté la même politique migratoire », a-t-il dit.