VIDEO. Pour Ségolène Royal, « il faut arrêter de manger du Nutella »

INSOLITE Invitée du « Petit journal » de Canal +, la ministre de l’Ecologie a invité les industriels à utiliser « d’autres matières premières » que l'huile de palme...

D.B.

— 

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal le 24 avril 2015 à Ajaccio
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal le 24 avril 2015 à Ajaccio — Pascal Pochard Casabianca AFP

Habituée des sorties surprenantes dans les médias, Ségolène Royal s’est encore illustrée dans ce registre lundi soir lors du Petit journal de Canal +. Interrogée sur les enjeux de la COP 21 qui s’ouvrira en décembre à Paris, la ministre de l’Ecologie s’est laissée aller à quelques digressions : « Il faut replanter massivement des arbres parce qu’il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique », a-t-elle d’abord expliqué.

Avant de s’en prendre à la célèbre pâte à tartiner commercialisée par Ferrero. « Il faut arrêter de manger du Nutella par exemple, parce que c’est l’huile de palme qui a remplacé les arbres. Et donc il y a eu des dégâts considérables ». Une référence à la recette du Nutella qui est composée à 20 % d’huile de palme. Or l’attrait des industriels pour cette graisse a incité certains pays (Malaisie, Papouasie-Nouvelle Guinée…) à abattre leurs forêts tropicales pour y planter des hectares de palme. Ce qui a pour conséquence une explosion du bilan carbone. Pour lutter contre ce fléau, des ONG lancent régulièrement des campagnes de communication pour encourager les industriels à arrêter d’exploiter l’huile de palme. Les voilà désormais soutenues par la ministre de l’Ecologie elle-même.


Ségolène Royal : « Il faut arrêter de manger du… par 20Minutes

Il faut utiliser « d’autres matières premières »

La suggestion d’arrêter de consommer du Nutella n’a visiblement pas plu à Yann Barthès, qui a insisté sur le fait que c’était « bon ».

Prenant un ton de maîtresse d’école, Ségolène Royal l’a alors sermonné en lui adressant un : « bah oui mais il ne faut pas », insistant sur le fait que les industriels devaient utiliser « d’autres matières premières ». Une injonction qui a peu de chances d’être suivie…