Groupe FN au Parlement: Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnish n’en seront pas membres

POLITIQUE Le numéro deux du FN, Florian Philippot, a confirmé cette information...

C.B.

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Strasbourg le 01 juillet 2014. Jean-Marie Le Pen aux parlement Europeen a Strasbourg pour la session de juillet
Strasbourg le 01 juillet 2014. Jean-Marie Le Pen aux parlement Europeen a Strasbourg pour la session de juillet — Gilles Varela

Ce sera sans eux. Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnish n’intégreront pas le groupe lancé au Parlement européen par la présidente du Front national Marine Le Pen. Le numéro deux du FN, Florian Philippot, vient de l'annoncer, confirmant une information du Monde.

Elle «annoncera» mardi à Bruxelles lors d'une conférence de presse la constitution de ce groupe baptisé «Europe des Nations et des Libertés», entre autres constitué de plusieurs élus FN, du PVV (Pays-Bas), du FPÖ (Autriche), de la Ligue du Nord (Italie) ou du Vlaams Belang (Belgique). Ils composaient jusqu'ici la «coordination» à laquelle participait le FN.

Si elle avait le nombre d'élus nécessaires (37), Marine Le Pen n'était jusque-là parvenue qu'à rassembler ses alliés «historiques» que sont le PVV, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang flamand (Belgique).

«Je n'ai pas changé d'avis en un an»

Soit seulement cinq nationalités dans cette coordination qui siégeait chez les non-inscrits, alors que pour former un groupe, il faut au moins 25 élus de sept nationalités différentes. 

Marine Le Pen a indiqué que les élus manquants ne viendraient pas de Hongrie: «Je n'ai pas changé d'avis en un an», a-t-elle rappelé, elle qui a exclu de s'allier aux élus du Jobbik hongrois et de l'Aube dorée grecque, qu'elle considère trop radicaux. Mais d'autres hypothèses étaient à l'étude: «Il y a des non-inscrits à l'état sauvage et des non-inscrits cultivés», distinguait récemment un eurodéputé frontiste.

Une source proche de la présidente du FN a laissé entendre que deux eurodéputés polonais pourraient faire partie de ce groupe, car il y a «eu beaucoup d'évolutions» au sein de ce parti d'extrême droite polonais KNP, depuis l'éviction de son sulfureux ancien président, Janusz Korwin-Mikke.