VIDEO. Aller-retour de Valls à Berlin: Trois excuses qui ont attisé la polémique

FOOT Après son escapade footballistique à Berlin, les camarades du Premier ministre ont tenté de justifier le déplacement…

C.C.M

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Le Premier ministre Manuel Valls le 9 juin 2015 à l'Assemblée nationale à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls le 9 juin 2015 à l'Assemblée nationale à Paris — DOMINIQUE FAGET AFP

Il faut sauver le soldat Valls : face à la polémique qui enfle et aux attaques en règle de l’opposition, les camarades du Premier ministre tentent de justifier tant bien que mal son déplacement à Berlin. 20 Minutes a retenu trois lignes de défenses qui tiennent plus ou moins bien la route…Plutôt moins.

La défense Bartolone : objectif JO

Si l’UEFA a charitablement confirmé la ligne officielle du gouvernement (Manuel Valls était à Berlin pour rencontrer Michel Platini et parler de l’Euro 2016), Claude Bartolone, lui, va plus loin. En ligne de mire du président de l’Assemblée nationale, pas moins que les Jeux olympiques 2024. Il a ainsi lancé sur RTL ce mercredi : « Moi, je veux les Jeux olympiques à Paris. » Il a ensuite argué que la présence de Manuel Valls à une finale de Champions League servait cet objectif car « sur ces grands événements il y a tout le temps un membre du Comité international olympique qui traîne ». Et de rappeler que la France a déjà râté les JO de pas grand-chose…

La défense Matignon : Enfants 2 - 0 Surcoût 

Le déplacement du Premier ministre ? Un événement tout à fait officiel, pas un voyage d’agrément selon Matignon. Comment alors justifier la présence de deux fils de Manuel Valls à cette « réunion de travail » ? Officiellement, il n’y a pas matière à polémiquer puisque des sièges étaient justement libres dans le Falcon ministériel. Un collaborateur de Manuel Valls a ainsi indiqué qu’une fois installée « la délégation technique incompressible » (trois officiers de sécurité, un aide de camp, un transmetteur, un médecin), restaient trois places libres, dont deux ont donc été occupées par les fils de Manuel Valls. « La présence des enfants du Premier ministre n’implique aucun surcoût. Si l’avion était allé à Berlin sans les enfants, le prix aurait été le même », poursuit le collaborateur.

La défense Valls : Le sport, c’est la croissance

Puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le Premier ministre a choisi de justifier son déplacement mardi à l’Assemblée nationale. Sa défense repose sur des arguments économiques, qui peuvent surprendre dans ce contexte. « Le sport a un rôle très important grâce aux grands événements internationaux que nous allons accueillir ici en France et le rôle du chef du gouvernement c’est de soutenir ces grands rendez-vous pour la France, et je continuerai à le faire parce que c’est important pour l’image du pays, pour l’attractivité, pour la compétitivité et pour les emplois », a-t-il soutenu face aux députés. Manuel Valls a également insisté sur son intérêt pour le sport, qui serait à l’origine des attaques : « La passion, ça dérange », a-t-il affirmé mardi.