Migrants expulsés: La maire de Paris Anne Hidalgo favorable à l'ouverture d'un centre d'accueil

SOCIETE L'élue réagit à l'expulsion musclée, halle Pajol à Paris, de nombreux migrants...

20 Minutes avec AFP

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La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 21 mai 2015 à Paris
La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 21 mai 2015 à Paris — PATRICK KOVARIK AFP

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a affirmé ce mardi sur BFMTV être favorable à la création d'un centre d'accueil pour les migrants, où ils pourraient décider s'ils veulent ou non demander l'asile en France.

«Face à l'afflux auquel nous sommes confrontés, je pense qu'il faut ouvrir un centre, un lieu», a déclaré la maire de Paris, au lendemain de l'évacuation musclée d'un campement près de la Halle Pajol (18e).

Ce lieu pourrait accueillir les migrants qui hésitent à demander l'asile en France «pendant une durée de l'ordre d'une quinzaine de jours peut-être, qui leur permette de se poser, de réfléchir, de faire ce travail avec les associations pour voir si elles demandent le droit d'asile en France ou pas».

«Images troublantes»

Comme Anne Hidalgo l'a rappelé, les réfugiés qui obtiennent le droit d'asile doivent en jouir dans le pays où ils l'ont demandé; certains préfèrent le demander dans d'autres pays où ils ont de la famille.

Interrogée sur le sort devant être réservé aux migrants qui ne demandent pas l'asile, Anne Hidalgo a répondu que certains faisaient l'objet de «reconduites à la frontière».

«Il y a aussi des personnes qui ont les moyens, ou récoltent des moyens pour aller rejoindre leurs familles, on sait qu'il y a pas mal de réfugiés qui ont de la famille en Grande-Bretagne», a-t-elle ajouté.

La maire de Paris a reconnu que les images de l'évacuation de lundi étaient «troublantes», et affirmé qu'il fallait «condamner les violences», tout en appelant à ne «pas exploiter de façon politicienne cette situation». «Les migrants ne peuvent pas dormir dehors alors qu'il y a des places d'hébergement (...) Ce n'est pas une bonne chose de mener des combats symboliques en leur disant de rester sur le trottoir», a-t-elle affirmé.