Présidentielle: François Fillon n'abdiquera «jamais» sur la «longue route» de 2017

ELECTION L'ancien Premier ministre Les Républicains annonce la couleur...

20 Minutes avec AFP

— 

François Fillon député UMP de Paris, le 15 avril 2015 à Paris.
François Fillon député UMP de Paris, le 15 avril 2015 à Paris. — WITT/SIPA

L'ancien Premier ministre et candidat à la primaire François Fillon «n'abdiquera jamais» sur «la longue route» de la présidentielle pour laquelle les Français ont droit à «autre chose qu'un remake de 2012», a-t-il affirmé mardi soir devant des parlementaires et adhérents de son mouvement Force Républicaine.

«Fléchir sous les coups, abdiquer: jamais!», a lancé François Fillon devant les équipes et les adhérents de son mouvement réunis à la Maison de la Chimie à Paris. A la tribune, aux côtés de l'ancien Premier ministre, le député Eric Ciotti mais aussi Eric Woerth chargé du projet au sein du parti Les Républicains (ex-UMP), ou l'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer.

«Turpitudes de l'UMP»

François Fillon s'est fait fort d'avoir «défendu l'honneur du mouvement» contre «les turpitudes de l'UMP et ses finances en faillite».

Revenant sur le congrès fondateur du parti Les Républicains au cours duquel il s'est fait siffler, de même qu'Alain Juppé, il a lancé: «Faudra-t-il qu'il ne reste qu'une seule personne sur l'estrade pour que le silence soit assuré?».

«Il ne suffit pas de changer le nom pour faire vivre la démocratie, nous y veillerons», a-t-il averti. «Non, les Républicains, ne sont pas des petits soldats de bois», a-t-il insisté.

«Remake de 2012»

Et d'enchaîner: «Les Français ont droit de choisir autre chose qu'un remake de 2012». D'ici 2017, la route est «longue».

«Il reste 23 mois, et en politique, c'est une éternité qui rend tous les scénarios possibles», a-t-il dit, lui qui n'est pas le favori des sondages pour la primaire des «Républicains» prévue en novembre 2016.

Et d'illustrer son propos: «En février 1995, Edouard Balladur était encore le favori avant que Jacques Chirac ne le coiffe au poteau. Au début du printemps 2002, personne n'imaginait que Lionel Jospin serait éliminé au premier tour de la présidentielle. En 2010, François Hollande était loin derrière Dominique Strauss Kahn avant que tout ne bascule avec l'affaire que vous savez».