Amende requise en appel contre le centriste Jean-Christophe Lagarde pour favoritisme

JUSTICE Le président de l'UDI avait été relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Paris dans cette affaire...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI.
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI. — AFP

 Le parquet général a requis mardi 10.000 euros d'amende contre le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) Jean-Christophe Lagarde (UDI), poursuivi pour favoritisme devant la cour d'appel de Paris dans une affaire de marché public pour la construction d'une tribune couverte d'un stade.

Il avait été relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Paris mais le parquet général avait fait appel.

Projet d'une tribune couverte pour un stade

En cause, un marché d'un montant total de près de 315.000 euros accordé à un architecte pour la réalisation d'une tribune couverte pour le stade Guy-Môquet de Drancy. Une première partie concernait la maîtrise d'oeuvre, la seconde une mission d'assistance et de conseil.

Selon l'accusation, le marché aurait été découpé de manière artificielle pour éviter de dépasser le seuil de mise en concurrence. Pour la défense, il s'agissait d'un découpage involontaire car les besoins ont évolué.

Le projet avait failli être annulé. Des équipements ont été rajoutés, doublant presque le coût si bien que la mairie n'avait plus les moyens de le financer et avait dû renoncer.

Nouvelles subventions

Finalement, grâce à des subventions, la mairie avait pu relancer le projet une dizaine de mois plus tard. C'est alors que le second contrat avait été signé avec l'architecte, qui ne connaissait pas le maire. Cette affaire trouve son origine dans un rapport d'expert qui avait signalé des soupçons d'irrégularités à la justice.

Pour l'avocat de Jean-Christophe Lagarde, Me Yvon Goutal, «la relaxe s'impose faute de démonstration qu'une infraction ait été commise» et les faits sont selon lui prescrits. La cour a mis sa décision en délibéré au 29 juin.

Après le jugement de première instance, fin juin 2013, Jean-Christophe Lagarde avait estimé avoir été renvoyé devant le tribunal pour des «raisons politiques» dans un «dossier vide».