Primaire des Républicains: Edouard Balladur met en garde Nicolas Sarkozy

POLEMIQUE « Si le soutien d’un parti est indispensable, celui de l’opinion ne l’est pas moins », prévient l'ancien Premier ministre...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, le 17 janvier 2014 à Paris
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, le 17 janvier 2014 à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

L’ex-Premier ministre Edouard Balladur a mis en garde mardi Nicolas Sarkozy en lui rappelant qu’à la présidentielle de 1974, c’est le candidat « qui avait le soutien du parti qui a perdu », allusion à la défaite, au premier tour, de Jacques Chaban-Delmas face à Valéry Giscard d’Estaing.

« J’en suis flatté »

Interrogé par L’Opinion sur le fait que le président des Républicains (ex-UMP) comparait Alain Juppé à Edouard Balladur et sa campagne de 1995, celui-ci lâche un « j’en suis flatté » avant d’ajouter aussitôt : « comme à l’époque, si le soutien d’un parti est indispensable, celui de l’opinion ne l’est pas moins ». « N’oublions pas qu’en 1974, c’est celui qui avait le soutien du parti qui a perdu ! », lance-t-il aussi en guise d’avertissement.

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En 1974, à la mort de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas, candidat de l’UDR, n’était arrivé que troisième au premier tour de la présidentielle derrière Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, après avoir été lâché par Jacques Chirac et ses troupes.

En 1995, Edouard Balladur, alors Premier ministre de cohabitation et longtemps favori des sondages, s’était lui aussi classé troisième, derrière le candidat PS Lionel Jospin et celui qui a tenu les rênes du RPR pendant près de 20 ans, Jacques Chirac.