Congrès PS: Valls vante Hollande et tacle Sarkozy

POLITIQUE Le Premier minitsre s'est exprimé devant les militants socialistes, ce samedi, lors du 77e congrès du PS à Poitiers...

M.G. avec AFP

— 

Manuel Valls, lors de son discours au congrès du PS, le 6 juin 2015.
Manuel Valls, lors de son discours au congrès du PS, le 6 juin 2015. — AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH

C’est un Manuel Valls rassembleur, qui s’est longuement exprimé, ce samedi devant les militants du parti socialistes, réunis à Poitiers (Vienne) pour le 77e congrès du PS, qui a lieu jusqu’à dimanche.

Appaludi debout lorsqu’il a rendu hommage à l’action de François Hollande, jugeant qu’il « incarne avec courage la voix de la France », Manuel Valls a évoqué « le grand combat de notre temps » qu’est la lutte contre le djihadisme, lançant : « la France est à la hauteur de son rang de grande puissance. Elle est intervenue au Mali, au Sahel, en Irak pour combattre Daech. Soyons fiers de nos soldats, de celles et ceux qui défendent notre drapeau ! Soyons fiers, aussi, du Président de la République qui incarne avec courage la voix de la France ! »

« Modernisation de nos impositions »

Du côté des annonces, Manuel Valls a promis samedi aux socialistes que le gouvernement allait « réussir », notamment en engageant « le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, première étape d’une modernisation de notre imposition », lors du congrès de Poitiers.

« Je connais nos débats. Le gouvernement est attentif, à l’écoute de ce qui se dit dans le parti, aux attentes exprimées par les socialistes », a-t-il ajouté, alors que cette proposition fait l’objet de toutes les orientations politiques déposées lors de ce congrès.

Sarkozy, « un problème pour le pays »

Lors de son discours, Manuel Valls a également égratigné Nicolas Sarkozy, affirmant que « par ses pratiques dans l’opposition, Nicolas Sarkozy (était) déjà un problème pour le pays ». « Faire de la politique (…), ce n’est pas régler ses comptes personnels », a poursuivi le Premier ministre selon lequel la nouvelle formation Les Républicains, « c’est la synthèse entre les fausses promesses de 2007 et le discours halluciné de Grenoble [sur la délinquance et l’immigration, en 2010]. En guise de renouveau, un grand retour en arrière ! »

Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que le gouvernement prendra ses responsabilités sur le Pacte, si le patronat ne respecte pas ses engagements en contrepartie des aides publiques accordées aux entreprises.

« Nous attendons qu’ils tiennent leurs engagements », a dit le Premier ministre au sujet des représentants du patronat devant le congrès du PS à Poitiers. « Ce rendez-vous approche (sur l’évaluation du Pacte) : chacun prendra ses responsabilités, et le gouvernement prendra les siennes ! », a-t-il souligné.