VIDEO. Rachida Dati tacle les «petits merdeux de journalistes»

POLITIQUE Épinglée par un rapport de la Cour des comptes, l’ancienne garde des Sceaux n’a pas mâché ses mots sur BFMTV…

C.C.M

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Rachida Dati en juin 2014.
Rachida Dati en juin 2014. — ISA HARSIN/SIPA

Rachida Dati est décidément en pleine forme. Après avoir taclé Nicolas Sarkozy dans un entretien au Parisien jeudi, c’est au tour des journalistes d’en prendre pour leur grade.

C’est lors d’une interview de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV vendredi matin que l’ex-garde des Sceaux est revenue sur l’affaire des 9.000 euros de factures de frais de réception et de représentation du ministère de la Justice invalidés par la Cour des comptes. Comme l’a repéré Le Lab, elle a indiqué de façon très directe le « rôle » des journalistes…

Les « petits merdeux »

« Vous au moins monsieur Bourdin, vous n’êtes pas comme ces petits merdeux de journalistes qui ne sont pas journalistes, qui vous appellent un quart d’heure avant et se prennent pour des procureurs en disant « il paraît que » sans regarder le fond », a affirmé Rachida DatI.

Pour elle, il « très facile de me mettre des choses sur le dos et de faire le buzz », alors qu’elle n’est en fait « au courant de rien » concernant cette affaire : « Il s’agit d’un rapport de la Cour des comptes qui ne me met pas du tout en cause, ni à titre personnel, ni comme ministre. C’était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati », a-t-elle ainsi développé.

La primaire pour cible

Et si l’Eurodéputée et maire du VIIe arrondissement de Paris n’ambitionne pas de devenir présidente de la République, elle a quand même un avis tranché sur la primaire de la droite et du centre, en particulier sur le nombre de candidats. En témoigne cet échange avec Jean-Jacques Bourdin :

- Jean-Jacques Bourdin : Pourquoi n’êtes-vous pas candidate aux primaires ?
- Rachida Dati : [silence] Mais… c’est ce que j’ai dit…
- Jean-Jacques Bourdin : Non, je dis ça comme ça parce que vous pourriez, vous pourriez porter des idées, vu le nombre…
- Rachida Dati : Vu le nombre, oui, pourquoi pas. Ma fille aussi. Tout le monde. Puis vous. Tout le monde.

L’ancienne garde des Sceaux explique que selon elle, une candidature à la primaire nécessite un soutien populaire. « J’ai un grand respect pour ce pays, j’ai un grand respect pour ce peuple. Il faut quand même avoir été un peu adoubé, qu’on ait un peu de fond, qu’on a été éprouvé par le pouvoir », note-t-elle. D’après Le Lab, une façon de sous-entendre que certains candidats à la primaire ne rempliraient pas ces conditions…