Sarkozy veut reconquérir la France «centimètre par centimètre»

POLITIQUE Le président des Républicains a tenté de rassembler son parti en vue des élections locales...

M.C. avec AFP
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Nicolas Sarkozy à Asnières (Hauts-de-Seine) le 3 juin 2015.
Nicolas Sarkozy à Asnières (Hauts-de-Seine) le 3 juin 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Il veut reconquérir la France «centimètre par centimètre». Nicolas Sarkozy, en meeting mercredi à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a appelé son parti à se concentrer sur les prochaines échéances locales avant de penser à la présidentielle.

«Je protègerai les élections régionales (en décembre) de la primaire (novembre 2016). Le temps de la primaire n'est pas venu. Il faut nous concentrer sur nos objectifs: la préparation de l'alternance, le rassemblement, gagner les municipales partielles, gagner les régionales», a lancé le président des Républicains, fréquemment interrompu par le public qui scandait son prénom. «Cela ne sert à rien de se battre maintenant. La concurrence est souhaitable mais chaque chose en son temps», a-t-il insisté.

Les Républicains, UMP, on prend les mêmes et on recommence

«Vous êtes un morceau de la France miniature»

Nicolas Sarkozy était venu soutenir Manuel Aeschlimann, qui tente les 14 et 21 juin de regagner la mairie d'Asnières, qu'il avait conquise avec seulement 70 voix sur son adversaire socialiste en 2014. Le Conseil d'Etat avait invalidé cette élection en raison de «pressions» à voter UMP aux abords de plusieurs bureaux de vote, sans toutefois établir l'implication de Manuel Aeschlimann.

«Vous êtes un morceau de la France miniature et tout le monde va regarder» ce qui se passe en juin à Asnières. «C'est vous qui allez dire ce que les Français pensent de François Hollande et de son gouvernement» et «la seule façon de le dire, c'est le bulletin de vote», a encore plaidé l'ancien président de la République devant 1.500 personnes.

«Il n'y pas de xénophobie entre Français»

Nicolas Sarkozy a également ironisé sur les critiques qui lui ont été adressées par la gauche, notamment de la part de Jean-Christophe Cambadélis, qui l'avait traité de «presque xénophobe» pour avoir critiqué les textes de Christiane Taubira et de Najat Vallaud-Belkacem.

«J'ai beaucoup d'indulgence pour lui, c'est une victime du pédagogisme», a-t-il dit, sans jamais citer le nom du patron du PS. «Il a dû manquer quelques cours». «Il n'y pas de xénophobie entre Français, sauf à considérer que des ministres du gouvernement sont étrangères». «Ca ne veut pas dire qu'on est sexiste ou raciste mais qu'on est contre un texte porté par un ministre, dont on se moque» de savoir quelles sont «ses origines, la couleur de sa peau ou le sexe», a-t-il ajouté.