Les Républicains refusent l’utilisation d'un sigle à l’Assemblée, ceux de tous les groupes sont supprimés

POLITIQUE La décision de ne plus utiliser de sigles à l'Assemblée a été prise mardi lors d'une conférence des présidents de groupes...

20 Minutes avec AFP

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Assemblée nationale. (Illustration)
Assemblée nationale. (Illustration) — LCHAM/SIPA

C’est désormais acté : Les Républicains remplacent l’UMP. Changement de nom, de logo et… refus de l’abréviation LR, ce qui entraîne la disparition des sigles pour tous les autres groupes politiques dans les documents de l’Assemblée nationale. La décision a en effet été adoptée mardi lors d’une conférence des présidents (qui réunit notamment les divers présidents de groupe autour du président de l’Assemblée) pour le moins agitée.

Christian Jacob a ainsi affirmé lors d’une conférence de presse que la réunion avait été « houleuse » et qu’il avait menacé de la quitter. Le député de Seine-et-Marne a mis en cause « le président du groupe socialiste Bruno Le Roux, qui demandait qu’on continue à s’appeler UMP - et j’ai cru un moment que Claude Bartolone allait être d’accord ».

Les raisons de la colère

Pour Christian Jacob, « Il est hors de question que nous ne nous appelions pas Les Républicains ou qu’il y ait un sigle, c’est un nom en entier ». Il poursuit : « Imaginez un instant que Vladimir Poutine ait décidé de dénommer lui-même ses groupes d’opposition, on aurait des défilés aujourd’hui ! C’est invraisemblable, c’est la caricature du sectarisme de la gauche »,

Puisque la que le nouveau nom du groupe ne fera l’objet d’aucune abréviation, les autres groupes ayant « républicain » dans leur nom ont demandé à ce que le traitement soit le même pour tous. Les noms ne seront plus déclinés sous forme de sigle, a donc tranché la conférence des présidents.

C’en est désormais fini des sigles SRC, RRDP, écolos, GDR, UDI, place uniquement à Socialiste, républicain et citoyen, Radical, républicain, démocrate et progressiste, Écologiste, Gauche démocrate et républicaine, Union de démocrates et indépendants, qui jusqu’alors étaient notamment présents dans la liste officielle des questions au gouvernement. Ce changement est déjà effectif : ces noms ne sont plus abrégés dans la liste de mardi après-midi.