Thomas Thévenoud pourrait se représenter aux élections législatives de 2017

JUSTICE L’éphémère secrétaire d'Etat  est visé par une plainte de Bercy pour fraude fiscale...

20 Minutes avec AFP

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Le député Thomas Thévenoud à l'Assemblée Nationale, le 28 novembre 2014
Le député Thomas Thévenoud à l'Assemblée Nationale, le 28 novembre 2014 — Patrick Kovarik AFP

Thomas Thévenoud riposte. Visé par une plainte de Bercy pour fraude fiscale, le député de Saône-et-Loire explique mardi dans Libération qu’il n’exclut pas d’aller jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme pour « restaurer l’honneur de sa famille ».

« Je ne suis pas un fraudeur »

Et d’ajouter : « Je ne suis pas un fraudeur », soulignant combien ses filles notamment, sa femme mais aussi ses parents ont « dégusté ». « Est-ce qu’un parlementaire a droit à une seconde chance ? » demande celui qui ne s’était pas exprimé publiquement sur l’affaire depuis son retour à l’Assemblée.

Sur le plateau d’I Télé mardi matin, il a ajouté : « Je m’en repens tous les jours. Je m’en veux et j’ai honte. Est-ce que je dois disparaître pour autant ? »

A Libération, l’éphémère secrétaire d’Etat au Commerce extérieur juge ainsi « possible » de se représenter aux législatives de 2017. « Les électeurs connaissent vraiment tout de ma vie, publique et privée. Ils savent que je ne lâche pas mes dossiers, que j’essaie de faire avancer les choses. Je fais confiance à la justice, mais si je me représente, les électeurs seront les seuls juges ».

« Réparer les dégâts »

S’il assure avoir « évidemment » songé à démissionner de son mandat de député, il souligne avoir cherché à « réparer les dégâts » fiscalement et continué à travailler au Parlement. Par ailleurs, le parlementaire qui « refuse qu’on se rachète une morale à bon compte sur (s) on dos » alors qu’il affirme avoir « corrigé (s) es fautes », dit avoir appris la plainte de la Commission des infractions fiscales par une lettre avec accusé de réception à La Poste « dix minutes » avant l’annonce dans la presse.

« Ou c’est une violation du secret de l’instruction et mon avocat fera ce qu’il faut, ou c’est une orchestration politique », estime Thomas Thévenoud, qui compte « se battre » sur la base du principe juridique « non bis in idem, qui pose qu’on ne peut être sanctionné deux fois pour la même faute » et prévient qu’il « peu (t) aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme ».

S’il concède que « la phobie administrative » invoquée à l’époque de son éviction du gouvernement était une expression « très maladroite », celui qui fut un éphémère secrétaire d’Etat au Commerce extérieur considère aussi que « toute l’administration fiscale » était au courant de sa situation lorsqu’il a été nommé au gouvernement.