Congrès des Républicains: Nathalie Kosciusko-Morizet s'en prend à ceux qui ont sifflé Juppé et Fillon

REACTION Les deux anciens premiers ministres ont été hués samedi lors du Congrès des Républicains...

D.B. avec AFP

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NKM le 20 mai 2015 à Paris
NKM le 20 mai 2015 à Paris — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

En finir avec les mauvaises habitudes du passé. Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux des Républicains, a dénoncé dimanche le fait qu'Alain Juppé et François Fillon aient subi des huées au congrès fondateur des Républicains, y voyant «plus qu'un couac» et estimant que «ça ne doit pas être ça, les Républicains».

«J'aime pas ça ! (...) Pour moi, ça, c'est la résurgence de l'ancien parti. Ca ne doit pas être ça, les Républicains!», a-t-elle déclaré sur France 3. «La primaire, c'est la fin de ça. Vous pouvez siffler tout ce que vous voulez, à partir du moment où il y a une primaire, ce sont les Français qui vont trancher», a insisté l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

«C'est plus qu'un couac, moi ce n'est pas ce que j'aime dans la politique. C'est surtout très dommage», a-t-elle ajouté.

Elle souhaite que Juppé participe à la primaire

Et si finalement Alain Juppé n'était pas candidat, en 2016, à la primaire à droite pour la présidentielle faute de garanties suffisantes, à ses yeux, sur son organisation? «Ce ne serait pas des primaires s'il n'y avait pas la variété des candidats qui reflètent les sensibilités, les ambitions. Ce serait une catastrophe pour tout le monde!», a mis en garde NKM.

«Moi je n'ai pas envie d'une primaire à 500.000 votants» mais une primaire «à 3 millions de votants au moins». «Un truc à 500.000 votants, ce n'est pas ce qu'il nous faut», a encore dit la députée de l'Essonne.

Relancée sur la perspective d'un match-retour Hollande-Sarkozy en 2017, elle a lâché: «si l'Histoire a l'air de repasser les plats, ça intéressera pas...»

Et sa candidature à la primaire?

Interrogée sur son maintien ou non au poste de vice-présidente déléguée des Républicains, poste qui lui avait été confié fin 2014 à l'UMP par Nicolas Sarkozy, elle a botté en touche: «je ne cherche pas des postes pour des postes. La question de l'organigramme, c'est une question qui dépend vraiment du président du parti, donc c'est une question qui lui revient».

Parlant au passé, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui tient à sa «liberté d'expression», a indiqué avoir «été heureuse» de piloter la refonte des statuts du parti.

Par ailleurs, sur une éventuelle candidature à la primaire de 2016, elle a éludé: «me concernant, c'est une question pour 2016». Y réfléchit-elle quand même? «Je réfléchis à la meilleure manière de faire connaître, de défendre, de batailler pour des convictions (...) Je défends une sensibilité à l'intérieur de ma famille politique, je continuerai à le faire et il y a plusieurs manières de le faire», s'est-elle contentée de répondre.