VIDEO. Alain Juppé se fait huer à la tribune du Congrès des Républicains

POLITIQUE L’ancien Premier ministre a reçu un accueil pour le moins hostile des militants réunis ce samedi  la porte de la Villette à Paris…

20 Minutes avec AFP

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Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, le 12 mars 2015 à Lyon.
Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, le 12 mars 2015 à Lyon. — Pascal Fayolle/SIPA

L'ancien Premier ministre Alain Juppé a été hué copieusement ce samedi en montant à la tribune du congrès fondateur des Républicains réuni à Paris.

«Le temps n'est pas à la nostalgie»

«Ca me fait de la peine, mais ça ne change pas ma détermination», ont été les premiers mots du maire de Bordeaux, dont les partisans tentaient de couvrir les sifflets en applaudissant.


Alain Juppé "peiné" par les sifflets au congrès... par LeLab_E1

Il était l'avant-dernier à parler, avec Nicolas Sarkozy, président des Républicains, nouveau nom de l'UMP.

Le maire de Bordeaux a ensuite été applaudi sporadiquement pendant son discours, mais le vrai tonnerre n'a été déclenché que quand il a nommé Nicolas Sarkozy.

«Rassembler donc. Mais pour quoi faire ?»

Le rassemblement «reste plus nécessaire que jamais», a lancé Alain Juppé. «Maintenant, allons de l'avant. Le temps n'est pas à la nostalgie», a-t-il ajouté.

«Je me réjouis de partager avec vous l'enthousiasme d'un nouveau départ : celui des Républicains à qui je souhaite, de tout cœur, bon vent. Notre mouvement peut compter sur mon concours, ma loyauté, mon ardeur. J'ai aimé l'UMP. J'aimerai les Républicains !», a-t-il répété.

Selon lui, «en 2017, il faudra être prêt à agir», «au-delà du choc de l'alternance, c'est une espérance qu'il faudra faire naître. Il faut donner un sens aux réformes», avec «deux conditions: rassembler et rassembler autour d'un projet».»

«On ne fait rien de bon dans la division, ni dans la recherche méthodique du clivage. Certes, parfois, du conflit peuvent naître des solutions nouvelles. Mais les conflits viennent tout naturellement dans notre pays, grand amateur de polémiques et d'affrontements. Le rôle d'un dirigeant n'est pas de les susciter, ni de les attiser, mais de les apaiser. Notre société a besoin d'apaisement, pas de revanche», a-t-il ajouté.

«Rassembler donc. Mais pour quoi faire ? Le rassemblement à lui seul ne suffit pas. Il faut fixer un but, marquer le cap, faire partager le projet qui va mobiliser les volontés», a également affirmé le maire de Bordeaux.

«Je voudrais proposer aux Français(es) de construire ensemble une Nation performante et heureuse dans son siècle. Pourquoi en appeler au sentiment national ? Parce que dans la définition que je fais mienne, la Nation m'apparaît comme le lien de confiance que nous recherchons ; comme le sentiment qui peut le mieux dissiper nos doutes et nous remettre sur le chemin du vivre-ensemble dont nous sommes en train de nous écarter», a-t-il également affirmé.

Prenant la parole après lui, Nicolas Sarkozy a assuré qu'avoir un homme de son expérience dans son camp était «une richesse», «une chance».