Présidentielle 2017: 72% des Français ne veulent pas d'une candidature de Sarkozy

SONDAGE Les électeurs ne veulent pas assister à un match retour de la présidentielle de 2012...

20 Minutes avec AFP

— 

Nicolas Sarkozy à Rillieux-la-Pape le 22 mai 2015.
Nicolas Sarkozy à Rillieux-la-Pape le 22 mai 2015. — Pascal Fayolle/SIPA

Nicolas Sarkozy rassemble... contre lui. Près de trois quarts des Français (72% contre 26%) ne veulent pas que l'ancien président de la République se présente à l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa publié samedi dans Le Parisien. «C'est presque exactement le même score catastrophique qu'enregistrait François Hollande, sur cette même question», dans un sondage similaire publié la semaine passée relève Odoxa (77%).

Largement rejetée par les sympathisants de gauche (92 %), la candidature Sarkozy n'est souhaitée que par 49% des sympathisants de droite (contre 50%). Les sympathisants de l'UMP sont tout de même deux sur trois à ne pas rejeter sa candidature (66 %), mais même parmi eux, 31 % ne veulent pas de lui comme candidat.

Les Français ne croient pas au «nouveau départ»

Parallèlement, huit Français sur 10 (79%) ne pensent pas que la transformation de l'UMP en un nouveau parti lui permettra de «connaître un nouveau départ». Même les sympathisants de droite sont une nette majorité (60% contre 40%) à ne pas y croire.

Les trois quarts (75%) des Français pensent en réalité que l'objectif de ce changement de nom pour Nicolas Sarkozy est de «mettre en place une structure visant à le favoriser lui-même en tant que Président actuel de l'UMP, en vue de 2017».

«La semaine dernière le Président socialiste ne parvenait pas à susciter le désir du peuple de gauche (41 %) et, comme Sarkozy aujourd'hui à l'UMP, ne réunissait le soutien que de six sympathisants socialistes sur dix (59 % souhaitaient sa candidature)», relève Gaël Sliman, président d'Odoxa sur le site de l'institut.

«Notre sondage confirme donc une fois de plus que les deux favoris normalement les plus crédibles pour l'emporter au second tour, en tant que Président sortant et patron du principal parti d'opposition, sont largement rejetés par les Français», poursuit-il. «Très clairement, nos concitoyens ne semblent pas vouloir de ce "match retour de 2012" et aimeraient beaucoup installer à l'Elysée une autre personnalité politique».

Sondage effectué par internet les 28 et 29 mai sur un échantillon (méthode des quotas) de 1.006 personnes représentatif de la population française âgé de 18 ans et plus.